Depuis quelques années, l'économie mondiale se développe moins rapidement que pourrait lui permettre son potentiel, a déclaré à RIA-Novosti Andreï Illarionov, conseiller économique du président russe, en relevant que cela concernait aussi bien les pays industrialisés que les Etats émergeants.
Selon Andreï Illarionov, désormais les problèmes relatifs à la croissance économique ne sont plus conjoncturels, éphémères, aussi est-il indispensable de les examiner aux sommets des principaux pays du monde.
Le conseiller économique du président a fait remarquer que les leaders des pays du G8 allaient devoir rechercher les moyens à mettre en uvre pour imprimer des cadences plus rapides à la croissance économique.
Cela étant, pour les pays industrialisés, les réformes structurelles constituent un problème particulièrement ardu, surtout dans le domaine des rapports sociaux, des retraites, du rapport dollar/euro, des prix du pétrole.
Andreï Illarionov a fait remarquer que le subventionnement du développement, surtout de leur agriculture par les pays européens, serait une des questions clés débattues au sommet. Cette question est déterminante tant pour les pays évolués que pour le développement sain de l'économie mondiale, a souligné le conseiller du président.
Pour ce dernier, de nombreux pays émergeants spécialisés dans l'agriculture ne sont pas en mesure de concurrencer les produits européens subventionnés par la Communauté européenne. Il est notoire que plusieurs centaines de millions de gens vivent avec un dollar et même moins par jour alors que plus de trente millions de vaches européennes disposent de plus du double, a dit Andreï Illarionov.