En ce cas, le FMI ne renouvellera pas son programme de financement et suspendra l'assistance des organisations donatrices, il ne défendra pas le gouvernement géorgien devant le Club de Paris pour rééchelonner la dette extérieure de la république caucasienne, et aucun accord ne sera donc conclu avec les créditeurs à l'automne prochain.
"Il reste six semaines avant l'arrivée de la mission du FMI, et cela suffit pour s'acquitter de ses engagements", a dit Jeroen Kremers.
Conformément aux recommandations du FMI, la Géorgie devrait rembourser régulièrement ses dettes extérieures avec intérêts dans le cadre des calendriers fixés par le Club de Paris. Le FMI insiste également pour que les rapports financiers soient réglés entre le budget national et celui de la république d'Adjarie (qui fait partie de la Géorgie) et qu'une loi soit adoptée sur la lutte contre le blanchiment de fonds occultes.
Au cours de sa visite, Jeroen Kremers a recommandé au ministère des finances de réviser la partie recettes du budget et de réduire les dépenses de 113 millions de laris (55 millions de dollars US), selon des sources ministérielles.
A l'heure actuelle, la dette extérieure de la Géorgie frôle les 2 milliards de dollars. Rien que sa dette envers le FMI se monte à 316 millions.