"Premièrement, un quart de la population a toujours des revenus en dessous du minimum vital", a constaté le chef de l'Etat, en présentant son message annuel à l'Assemblée fédérale.
Deuxièmement, a-t-il dit, "la croissance économique reste très instable". "Si en 2000 la production industrielle n'a cessé d'augmenter à longueur de toute l'année, en 2002 elle n'a progressé que pendant six mois au total et il en a résulté qu'à la fin de l'année c'est le chômage qui s'est mis à augmenter", a dit Vladimir Poutine.
Troisièmement, "le rythme de croissance se ralentit", a-t-il souligné. "L'année dernière, après 10% de hausse en 2000, l'économie n'a progressé que d'un peu plus de 4%". Le ralentissement de l'essor économique "entraîne infailliblement celui du développement social et ne permet pas de régler aussi de nombreux autres problèmes auxquels le pays est confronté", a constaté le président.
"Nous devons reconnaître aussi que nous devons notre croissance économique en premier lieu à la conjoncture mondiale qui reste favorable depuis ces dernières années", a poursuivi Vladimir Poutine. "Grâce à une amélioration sans précédent des conditions commerciales extérieures propices à notre économie, la Russie a procuré des avantages économiques considérables et obtenu des revenus supplémentaires substantiels", selon son expression. Une partie de ces recettes a été employée à améliorer le niveau de vie de la population, une autre a été investie dans l'économie, une autre encore a servi à amortir la dette publique extérieure que nous avons réussi à diminuer d'un quart, a souligné le président.
D'autre part, " grâce pour beaucoup à ces revenus nous avons complété nos réserves", a ajouté Vladimir Poutine qui a rappelé que les réserves de change du ministère des Finances et de la Banque centrale "s'élèvent aujourd'hui à 61 milliards de dollars, chiffre record, contre 11 milliards seulement il y a trois ans".
"Je pense, cela va de soi, que sans une conjoncture extérieure propice nos succès socio-économiques auraient été beaucoup plus modestes", a fait observer le président. "Il ne faut pas oublier que cette situation avantageuse pour nous ne peut pas être et ne sera pas éternelle".