Gilles Gantelet, représentant de la Commission européenne, a annoncé que cet arrêté constituait un élément de la stratégie commune de la coopération de l'Union européenne avec ses voisins lesquels, dans un avenir visible, n'en feraient pas partie.
Le document définit, entre autres, les axes de l'effort en cours suite au problème de la dépendance croissante de l'Union européenne vis-à-vis des livraisons d'énergie des régions voisines. Il s'agit de développer l'infrastructure et de diversifier les sources d'énergie, sur le plan aussi bien géographique que technique.
Les pays voisins, souligne encore l'arrêté, deviendront graduellement partenaires à part entière sur le marché intérieur du gaz et de l'électricité de l'Union européenne.
L'Union contribuera aux investissements dans la modernisation et l'amélioration de l'efficacité de leurs structures énergétiques, dont la production d'électricité et le transport de produits énergétiques. L'Union européenne se propose également de coopérer dans le développement des sources d'énergie renouvelable.
Le plan de la Commission européenne prévoit aussi la mise en place graduelle d'un marché européen intégré de l'électricité et du gaz, sur la base de normes communes d'ouverture du marché, de la protection de l'environnement et de la sécurité.
La Commission européenne réserve une place de choix au Maghreb, ainsi qu'à la Russie. L'un comme l'autre jouent, déjà, le rôle principal dans les livraisons de gaz sur le marché européen et un rôle croissant dans les fournitures de pétrole.
L'Union européenne poursuivra le dialogue énergétique avec la Russie. Les parties ont déjà lancé des négociations concrètes sur les critères de réciprocité en vue d'assurer un degré élevé d'ouverture des marchés réciproques, sur les normes de la protection de l'environnement et de la sécurité.