Comme l'a indiqué aux journalistes Alexeï Miller, "l'accord prévoit les livraisons de gaz de réseau russe en Corée du Sud, la coopération dans le domaine de la formation de spécialistes et de l'échange d'experts et d'informations, en premier lieu sur les projets gaziers conjoints, de même que la conception et la mise en oeuvre des programmes dans le cadre de ces projets".
Aux termes de l'accord, cette coopération doit se développer sur plusieurs axes à la fois, notamment avec des pays tiers. Des pays comme la Chine et l'Inde ont été cités, de même que l'Afrique, sans qu'aucun pays de ce continent soit mentionné expressément.
Le numéro un de Kogas a indiqué d'autre part que le gouvernement sud-coréen avait décidé de privatiser la société mais les délais précis de cette privatisation n'ont pas été annoncés.
"Gazprom se voit parmi les futurs actionnaires de Kogas", a noté Alexeï Miller.
Les réserves de gaz dans la République de Corée étant très limitée, sa production industrielle est inexistante dans ce pays. Mais sa consommation est considérable, s'établissant à 22 milliards de mètres cubes en 2002. Les spécialistes estiment que la consommation de gaz dans le pays pourra presque doubler d'ici à 2020. La Corée du Sud est le deuxième, après le Japon, acheteur de gaz liquéfié dans le monde.