Conflit parental Belenkaïa-André: le tribunal refuse le huis clos

© RIA Novosti . Vladimir DobrovolskiyIrina Belenkaïa (Archives)
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Le tribunal correctionnel de Tarascon a rejeté la demande de Jean-Michel André d'interdire à la presse d'assister au procès qui s'est ouvert mardi contre son épouse russe Irina Belenkaïa, mère de la petite Elise, kidnappée à deux reprises par ses parents après leur séparation.

Le tribunal correctionnel de Tarascon a rejeté la demande de Jean-Michel André d'interdire à la presse d'assister au procès qui s'est ouvert mardi contre son épouse russe Irina Belenkaïa, mère de la petite Elise, kidnappée à deux reprises par ses parents après leur séparation.

Mme Belenkaïa s'est présentée mardi devant des juges de Tarascon dans le cadre de l'affaire du double enlèvement de sa fille âgée de 7 ans.

L'histoire de ce couple russo-français a défrayé la chronique dans les deux pays au printemps 2009. Les époux s'étant séparés deux ans après la naissance d'Elise, la mère a emmené sa fille à Moscou en novembre 2007.

L'année suivante, le père s'est rendu dans la capitale russe pour enlever Elise et la faire sortir de Russie. Enfin, en mars 2009, la fillette a de nouveau été kidnappée, cette fois à Arles, par deux hommes et une femme. M. André a accusé son ex-épouse d'avoir participé au rapt. Le même mois, Irina Belenkaïa a été arrêtée en Hongrie en compagnie de sa fille, et Elise a regagné la France avec son père.

Au début de l'audience, M. André a demandé au tribunal de reporter l'examen du dossier au motif qu'il n'avait pas les moyens de payer un avocat et que l'audience se déroulait peu avant son procès en divorce, ce qui lui a laissé trop peu de temps pour s'y préparer. Il a en outre demandé à ce que les audiences se tiennent à huis clos pour protéger sa fille des médias.

"Elise a aujourd'hui sept ans, et elle est beaucoup plus exposée que lorsqu'elle avait trois ans", a argué M. André.

Toutes ses requêtes ont été rejetées. Motivant le refus de reporter les audiences, les juges ont fait savoir que les deux procès n'étaient pas liés entre eux et que M. André pouvait représenter lui-même ses intérêts, sans faire appel à un avocat.

Le procureur de la République à Tarascon Christian Pasta, a en outre rappelé que le père d'Elise avait lui-même contribué à médiatiser l'affaire aux étapes précédentes de l'instruction.

 

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