Les autorités syriennes poursuivent la répression des manifestants réclamant le départ du président Bachar el-Assad, a annoncé mercredi Anwar Malek, membre de la mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie, dans une interview accordée à la chaîne Al Jazeera.
"Ils (les autorités, ndlr) n'ont pas retiré les chars des villes en proie à la contestation, ils n'ont fait que les cacher et les redéployer après notre départ", a fait savoir l'observateur.
Selon lui, les tireurs d'élite continuent de tirer sur les manifestants, les enlèvements de civils se poursuivent et les détenus sont toujours soumis à la torture.
L'observateur a également critiqué le chef de la mission, le général soudanais Mohammed al-Dabi, dont la nomination a fait l'objet de vives critiques des militants des droits de l'homme.
D'après M.Malek, ce dernier a "tenté de manœuvrer afin de ne pas susciter les colères du gouvernement syrien, ni de ses opposants". L'observateur estime que plusieurs autres membres de la mission ont adopté une position similaire.
Depuis mi-mars, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation inédit du régime du président Bachar el-Assad. Selon les dernières estimations des Nations unies, la répression de la révolte populaire y aurait déjà fait plus de 5.000 morts.
Damas dément сe chiffre et affirme que le pays est en proie à des bandes armées financées depuis l'étranger.