Les dirigeants de l'Autorité palestinienne ont rejeté dans la nuit du lundi au mardi la proposition de règlement intérimaire du conflit avec Israël, car elle omet la question de Jérusalem Est et des réfugiés, a annoncé mardi l'agence Wafa.
"Recommencer à parler d'un Etat palestinien aux frontières provisoires est absolument inacceptable et ne conduira pas à une paix véritable", a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, cité par l'agence.
Il a ajouté que "le temps est venu de trancher les questions de statut final et d'établir un Etat palestinien sur les frontières du 4 juin 1967".
Auparavant, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait estimé qu'un accord intérimaire avec les Palestiniens pourrait être une solution, faute de pouvoir conclure un accord de paix global.
"Il pourrait y avoir une situation dans laquelle les discussions avec les Palestiniens se heurteraient à un mur constitué par les questions de Jérusalem et du droit au retour (des réfugiés palestiniens), et dans ce cas le résultat serait un accord intérimaire", a-t-il affirmé à une chaîne de la télévision israélienne.
"Mais, si les Palestiniens acceptent un Etat démilitarisé et renoncent de facto au droit au retour, alors j'irai jusqu'au bout et je pense que la majorité du pays (Israël) me suivra", a souligné M. Netanyahu.