Une confrontation avec l'OTAN est inutile

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MOSCOU, 15 mai - RIA Novosti. Il n'est pas nécessaire de déployer des forces supplémentaires à proximité immédiate des frontières de la Russie, écrit Youri Balouievski, chef d'état-major général des forces armées russes, dans les Novye izvestia.

L'OTAN ne le fait pas et nous n'avons pas l'intention de le faire. Du point de vue militaire, il est inutile d'entrer en confrontation. Au contraire, estime-t-il, il faut rechercher des points de convergence.

Chaque Etat est libre de choisir l'alliance à laquelle il veut adhérer, les responsables militaires et politiques de la Russie l'ont déclaré maintes fois. Si l'Ukraine et la Géorgie désirent adhérer à l'OTAN, elles ont le droit de le faire. Mais la Russie n'est pas indifférente à la situation sur les territoires limitrophes.

La Géorgie et l'Ukraine sont des Etats limitrophes de la Russie. Nous ne voudrions pas qu'après l'adhésion, par exemple, de la Géorgie à l'alliance, les propos tenus aujourd'hui par certains politiques géorgiens au pouvoir se transforment en accusations et en griefs envers la Russie. Et que ces accusations soient soutenues par cette alliance. Notre position est simple et compréhensible: adhérez, mais n'apportez pas d'éléments de tension à nos frontières.

Il convient de rappeler les critères d'adhésion à l'OTAN élaborés par l'alliance et auxquels doivent répondre chaque Etat et ses forces armées. Il me semble que ces critères sont aujourd'hui si flous qu'ils en deviennent imperceptibles.

L'un de ces critères est l'absence de situations de conflit sur le territoire de l'Etat. En Géorgie, il ne s'agit pas seulement d'une situation de conflit, elle a pratiquement perdu son intégrité. Il y a des républiques autoproclamées: l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Le ministre géorgien de la Défense Irakli Okrouachvili a déclaré qu'il célébrerait le Nouvel An 2007 à Tskhinvali. Il pourrait y arriver en employant la force, mais resterait-il longtemps après le 1er janvier? En fait, cela signifierait une guerre contre le peuple de l'Ossétie du Sud. Cette tournure des événements est indésirable.

Le référendum dans chaque pays concret était aussi l'un des préalables à l'admission à l'OTAN. Aujourd'hui, on n'en parle plus, ce qui veut dire que le référendum n'est plus nécessaire, la décision du gouvernement est suffisante, a fait remarquer Youri Balouevski.

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