Afrique en marche

"Otan-islamique": un exemple pour "les Africains qui subissent des tentatives de déstabilisation"

Dans cet épisode de L'Afrique en marche, le colonel Régis Chamagne, retraité de l’armée de l’air française, analyse les enjeux l’organisation de sécurité en constitution au Proche-Orient, dont l'Égypte, la Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite sont les initiateurs. Pour lui, "cet exemple pourrait effectivement inspirer les pays africains".
Sputnik
Selon Régis Chamagne, l’expérience turque au sein de l’Otan est intéressante pour sa connaissance du multilatéralisme en défense, mais non fondamentale en raison des différences profondes: l’Otan est dominée par les États-Unis qui contrôle tous les relais et occupe tous les postes importants, alors que la nouvelle structure repose sur une complémentarité unique entre les quatre pays, sans dominant.
Le colonel souligne la souplesse de cette structure, adaptée à la variété des apports et à l’imprévisibilité géopolitique du Proche et Moyen-Orient, centre de gravité des bouleversements mondiaux — contrairement au contexte bipolaire de la création de l’Otan en 1949. À court terme, des frictions pourraient surgir des divergences entre les quatre pays; à long terme, elles devraient être surmontées, surtout avec l’entrée en jeu de la Chine et de la Russie, favorisant une dynamique sécuritaire régionale élargie.
"Cet exemple pourrait effectivement inspirer les pays africains qui subissent encore des tentatives de déstabilisation de la part des anciens colonisateurs et des États-Unis. On peut noter qu’un grand nombre de pays africains ont signé des accords de coopération militaire avec la Russie et entretiennent des relations commerciales fortes avec la Chine. Cela constitue une bonne base de départ", a affirmé le colonel Régis Chamagne.
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