“Il faut comprendre que la traite négrière a profité à l’économie capitaliste, et ceux qui en ont été les principaux bénéficiaires ne peuvent pas facilement reconnaître ces crimes contre l’humanité, parce que cela implique d’en assumer pleinement la responsabilité, y compris en matière de réparations. Or, ces réparations seraient d’une ampleur considérable, au regard du nombre de vies brisées et des préjudices subis. Cette reconnaissance est un bon point de départ, mais elle ne constitue pas un tournant décisif tant que les conséquences ne sont pas tirées. Il faut identifier clairement les États, les entreprises et les systèmes qui ont organisé et profité de ce crime. Au-delà de cela, il y a un travail profond à mener pour déconstruire les représentations héritées, qui continuent de marquer les rapports sociaux et internationaux. C’est pourquoi les Africains et les populations noires à travers le monde doivent se mobiliser pour défendre leur dignité et exiger de véritables réparations pour un crime dont les effets sont encore visibles aujourd’hui”, a-t-il affirmé.