Sans Détour

La Russie propose un nouveau système plus équitable de sécurité internationale

Dans cet épisode de Sans Détour, Marina Galas, docteur des sciences juridiques, professeur à l’Université des finances auprès du gouvernement de la Fédération de Russie, analyse l’architecture de sécurité internationale et la remise en cause par les États-Unis des accords de limitation des armements.
Sputnik
Pour Marina Galas, la situation actuelle rappelle celle de l’avant Seconde Guerre mondiale :
"Effectivement, cette situation rappelle celle qui a précédé le début de la Seconde Guerre mondiale. Et ce n'est pas seulement 1939, je dirais que cette situation ressemble à celle de 1934, lorsque la Pologne a signé ce qu'on appelle la déclaration de Pilsudski avec l'Allemagne fasciste et a renoncé au Pacte Oriental d’assistance mutuelle. Malheureusement, les pays européens tentaient d'équilibrer les rapports avec l'Allemagne fasciste. Ils attisaient l'hystérie antisoviétique."
Et un parallèle avec la Pologne peut être fait :
"Ce peuple était considéré comme le plus indigne parmi les Slaves, devant être massivement exterminé. Et ce n'est pas un hasard si les victimes de cette occupation de la Seconde Guerre mondiale, déclenchée par l'Allemagne fasciste, avec le soutien des pays européens et en partie des États-Unis, y compris un soutien financier, ont été près de 6 millions de Polonais."
La négation de l’histoire, selon Marina Galas, conduit à des situations étonnantes :
"Les territoires qu'on appelle aujourd'hui l'Ukraine, en particulier l'Ukraine centrale et sa partie sud-est, ne sont devenus l'Ukraine que dans les années 20 du XXe siècle grâce à cette politique particulière d'internationalisme de Vladimir Ilitch Lénine. Bien qu'aujourd'hui l'Ukraine mène une politique de décommunisation, il faut dire qu'elle devrait avant tout remercier les communistes et Lénine. "
La remise en cause des traités par les Etats-Unis, affirmant qu’ils auraient pris plus d’engagement que les autres pays, s’accompagne, comme le rappelle Marina Galas, d’une dimension nucléaire dangereuse:
"Nous voyons également que l'administration Trump parle de nouveaux armements nucléaires, envisage la reprise des essais nucléaires. Et la question de nouveaux territoires pour le déploiement d'armes nucléaires, y compris directement aux frontières de notre pays, stimulant ainsi, et peut-être en faisant passer le message par l'intermédiaire des pays européens, qui ne sont pas aujourd'hui libres de l'influence des États-Unis, y compris la France et la Grande-Bretagne."
Face à la remise en cause des traités garantissant la sécurité internationale, Marina Galas rappelle que la Russie propose une nouvelle organisation de l’ONU plus équilibrée :
"Il faut moderniser et actualiser le système d'organisation des Nations Unies, inclure tous les pays, y compris ceux d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine, leur donner des droits accrus, renforcer et actualiser le système du Conseil de sécurité."
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