Des pays comme l'Éthiopie pourraient être contraints de s'approvisionner en carburant auprès du Nigeria plutôt que dans les pays du Golfe, ce qui bouleverserait les systèmes d'approvisionnement à long terme, a-t-il ajouté.
"Ces accords ne sont pas de simples accords ponctuels; ce sont des accords conclus dans une perspective d'avenir", a-t-il précisé.
Alors que de nombreux pays africains peinent à absorber le choc économique, les mouvements de contestation menés par les jeunes et les coups d'État militaires – déjà fréquents sur le continent – risquent de s'intensifier, a-t-il souligné.
"En revanche, je pense que cela pourrait inciter les pays à se tourner vers des sources d'énergie alternatives et vertes : solaire, éolienne, géothermique, hydroélectrique", a conclu M. Berhutesfa.
Les pays africains doivent agir rapidement pour pouvoir utiliser les capitaux dont ils disposent afin d'acquérir ces formes alternatives d'énergie verte et ainsi rompre leur dépendance aux énergies fossiles, a-t-il souligné. "Sinon, il sera très difficile de maintenir leurs économies".