Injectable seulement deux fois par an, ce traitement marque une rupture avec les schémas classiques reposant sur une prise quotidienne de comprimés. Les spécialistes estiment que cette nouvelle option pourrait améliorer l’observance et renforcer la protection des populations les plus exposées.
"C’est un jour porteur d’espoir pour des milliers de familles kényanes", a déclaré le ministre de la Santé, Aden Duale, lors d’une cérémonie organisée dans le quartier populaire de Kawangware à l'occasion du lancement de ce traitement.
Le Kenya figure parmi neuf pays africains retenus pour introduire ce traitement, déjà déployé depuis décembre en Afrique du Sud, en Eswatini et en Zambie. La semaine dernière, le pays a réceptionné un premier lot de 21.000 doses.
Affiché à plus de 28.000 dollars par an et par patient aux États-Unis, le médicament sera proposé au Kenya pour 7.800 shillings (environ 50 euros) par an, à la faveur d’un accord négocié avec le fabricant. Les bénéficiaires n’auront rien à payer, a assuré le ministre.
Les autorités sanitaires de ce pays de l'Afrique de l'Est espèrent que cette nouvelle stratégie contribuera à freiner les nouvelles infections notamment pour les catégories vulnérables.