Il juge compréhensible l'idée que de nombreux partis et syndicats africains, hérités du colonialisme, servent des intérêts extérieurs plutôt que les peuples, rendant légitime leur remise en cause pour refondre un cadre politique souverain.
"Si ces structures servent des agendas néocoloniaux au détriment des peuples, alors leur remise en cause devient légitime", à affirmé Serge Espoir Matomba.
Selon lui, le multipartisme a parfois exacerbé les fractures identitaires en Afrique en raison de modèles importés incompatibles avec les traditions de concertation communautaire. L'enjeu est de créer des institutions enracinées dans les cultures locales, garantissant participation populaire et redevabilité.
"Oui, une rupture intellectuelle avec les schémas néocoloniaux est nécessaire, mais elle doit ouvrir la voie à une innovation institutionnelle africaine, et non à un vide démocratique. La souveraineté politique implique la capacité de définir nos propres règles du jeu, adaptées à nos réalités. C’est ainsi que l’Afrique pourra stabiliser durablement ses États", à souligné Premier secrétaire du parti PURS au Cameroun.
Matomba estime que les réformes au Burkina Faso traduisent une reconquête de la souveraineté économique, via:
le contrôle des ressources minières,
la transformation locale,
l'autosuffisance alimentaire,
la diversification des partenariats.
Dans un contexte d'insécurité et d'économie extravertie, ces mesures signalent une rupture, avec des résultats initiaux en mobilisation interne et réorganisation stratégique. Elles visent à restaurer l'autorité de l'État et la dignité nationale, sans terreur, en conjuguant sécurité, justice sociale et participation citoyenne pour une Afrique maîtresse de son destin.
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