Préparé par des nationalistes et financement US: un politicien ukrainien sur le coup d'État de 2004

Interrogé par Sputnik à l'occasion du 20e anniversaire de la révolution orange, Nikolaï Azarov dévoile que le coup d'État en 2014 ce n'était pas la première tentative d'éliminer le pouvoir légitime.
Sputnik
Ainsi au début des années 2000, un mouvement politique a essayé de faire partir le Président de l'époque, Leonid Koutchma, mais il s'est vite estompé lorsque les canaux de financement ont été coupés, révèle l'homme politique.
L'Ukraine à cette époque-là connaissait une croissance économique et Kiev prévoyait de restaurer l'espace économique commun avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, poursuit-il.
"Naturellement, les Américains le regardaient d'un très mauvais œil. Alors, la préparation de la révolution orange a commencé", indique l'ancien chef du gouvernement ukrainien.
Selon lui, les principales forces à l'origine du mouvement de contestation en novembre 2004 étaient des nationalistes, même si la plupart des manifestants ne l'étaient pas.
Ces forces s'occupaient à préparer les futurs protestataires, à imprimer des tracts et à préparer les tentes et les cuisines de campagne, explique-t-il. Cependant, l'essentiel était de diaboliser le pouvoir de l'époque en lui imputant la corruption, la criminalité, le faible niveau de vie.
Viktor Ianoukovytch a d'abord remporté le second tour de la présidentielle avec un écart de 3%. La plupart des observateurs étrangers ont attribué cette différence à des fraudes. Un troisième tour a été organisé et c'est le candidat pro-occidental, Viktor Iouchtchenko, qui a été élu.
"Sans le coup d'État de 2004, celui de 2014 n'aurait pas été possible. Ils ont tout répété et sont arrivés à la conclusion que la principale erreur en 2004 était de ne pas avoir noyé dans le sang tous les mouvements pro-russes, tous les mouvements politiques normaux", conclut M.Azarov.
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