Garanties ou assurances? Imbroglio autour de l’accord de sécurité entre Londres et Kiev

Le choix des mots compte. Au cours d’une conférence de presse suite à la signature de l’accord, le chef d’État ukrainien a martelé les termes "garanties" ou "garanties de sécurité", alors que son homologue britannique n’a parlé que d’"assurances", a indiqué le média ukrainien Oukraïnskaïa Pravda.
Sputnik
À un moment, le Premier ministre britannique a déclaré que l’accord "étendait les garanties de sécurité pour l'Ukraine à des niveaux sans précédent". Toutefois, il s’est rattrapé et a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’"assurances" suite aux promesses que l'Ukraine avait reçue du G7 lors du sommet de l'Otan.

Détails sur le document

Le média ukrainien indique que le texte de l’accord ne contient aucune de ces formules et stipule une "coopération en domaine de sécurité" et une "assistance en domaine de sécurité".
Il note également qu’aucune des clauses ne mentionne l'implication directe du Royaume-Uni dans le conflit ou le déploiement de ses troupes sur le territoire ukrainien.
En cas de désaccord, la version anglaise du document prévaudra, ajoute la source.
Selon le Premier ministre britannique, le document formalise les accords de sécurité qui existent déjà. Ensuite, il garantit que ce soutien est à long terme. Enfin, en cas de nouveau conflit militaire avec la Russie après la fin de celui-ci, le Royaume-Uni fournira "le soutien dont l'Ukraine a besoin".

Nouvelle tranche britannique

Les dirigeants ukrainien et britannique ont annoncé le 12 décembre la signature d'un accord de sécurité d'une durée de dix ans. Il prévoit une enveloppe de 2,5 milliards de livres sterling (plus de 3 milliards de dollars) d'aide militaire pour la période 2024-2025.
Alors que l’Occident apporte une aide à Kiev, Moscou a fait savoir à de maintes reprises que tout matériel militaire, fourni à l’Ukraine, sera considéré comme une cible légitime pour l’armée russe.
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