Voici pourquoi le Français Total a abandonné un projet pétrochimique en Algérie

Sonatrach a attribué un contrat pour la construction d'un complexe pétrochimique dans l'ouest de l'Algérie au consortium sino-britannique Petrofac-HQC. Initialement, le projet devait être réalisé en partenariat avec TotalEnergies. Celui-ci prétexte une hausse du coût de la réalisation.
Sputnik
La compagnie énergétique publique algérienne Sonatrach a annoncé, le 18 mai, l’attribution, via sa filiale Step Polymers, d’un contrat pour la réalisation d’une usine de polypropylène à Oran au consortium sino-britannique Petrofac-HQC. La construction de ce projet pétrochimique se fera dans la zone industrielle d'Arzew, à l'ouest d'Alger, a annoncé son communiqué.
Il sera destiné à produire 550.000 tonnes par an de polypropylène pour un montant de 1,5 milliard de dollars dans l’une des plus importantes zones industrielles pétrolières d'Algérie. STEP Polymers Spa est une filiale à part entière de Sonatrach Spa. Il s'agit d'un contrat d’ingénierie pétrochimique, d’approvisionnement et de construction (EPC).

"La valeur totale du contrat est d’environ 1,5 milliard de dollars, la part de Petrofac étant évaluée à plus de 1 milliard de dollars", a précisé Petrofac dans un communiqué.

Petrofac a obtenu plusieurs contrats en Algérie ces dernières années. Le 29 septembre 2022, le groupe Sonatrach a annoncé avoir attribué deux contrats à des groupements composés de Petrofac, d’un montant total de 500 millions de dollars, rappelle l'agence turque Anadolu.

Explications de Total

L’annonce du lancement de ce projet remonte à 2018. Il devait initialement être réalisé en partenariat entre TotalEnergies et Sonatrach, mais le géant énergétique français s’est retiré au profit du groupe pétrolier public algérien, note le média algérien TSA. Sonatrach n'a pas donné les raisons du retard du projet.
De son côté, le géant énergétique français a ainsi expliqué son retrait du projet à TSA:
"À la suite de l’augmentation des coûts du projet, TotalEnergies a convenu avec Sonatrach de lui céder ses participations dans la joint-venture STEP, codétenue par Sonatrach (51%) et TotalEnergies (49%), laissant ainsi à Sonatrach l’initiative de lancer le développement du projet".
TotalEnergies assure cependant que même après son retrait, il met à la disposition de Sonatrach son "expertise technique dans l’exécution du projet ainsi que ses compétences commerciales dans le marketing des polymères sur le marché européen", cite encore TSA.
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