L’insécurité alimentaire au Zimbabwe diminue, selon les statistiques

La proportion de Zimbabwéens vivant dans une grave insécurité alimentaire a été divisée par trois fois entre 2022 et début 2023, selon l’agence nationale Zimstat. Ce taux baisse plus considérablement dans les zones rurales que dans les villes. Le pays affirme avoir assuré sa sécurité alimentaire grâce à d'importantes récoltes de blé en 2022.
Sputnik
La proportion de la population zimbabwéenne confrontée à une grave insécurité alimentaire est passée de 27% en juillet 2020 à 9% au cours de la période comprise entre décembre 2022 et janvier 2023, a annoncé le 5 mai l'Agence nationale des statistiques Zimstat.
Cela ressort de la dernière édition de l’enquête intitulée PICES, réalisée par l’agence entre décembre 2022 et janvier 2023.

"En général, l'insécurité alimentaire diminue à mesure qu’il y a des pluies en temps opportun", a déclaré l’institution.

Dans les zones rurales, cette proportion est passée de 22% à 10% entre mars 2021 et janvier 2023.
Pourtant, dans les zones urbaines ce taux est resté constant: 8% pour la même période.
Quant au taux d'extrême pauvreté, il reste élevé (42%) en 2022, bien qu’en légère diminution par rapport à 2021 (43%).
L'enquête PICES est basée sur des enquêtes sur la pauvreté, les revenus, la consommation et les dépenses des ménages de 2017 et 2019. Neuf éditions de cette enquête ont été réalisées entre juillet 2020 et janvier 2023 auprès de 1.800 ménages vivant en zones urbaines et rurales.

Question de la sécurité alimentaire

Menacé de famines après les réformes agraires catastrophiques des années 1990, le Zimbabwe s’est retrouvé en 2022 en position de surplus.
L'an dernier, le pays a ainsi enregistré sa plus forte récolte de blé, 375.000 tonnes, ce qui l'a rendu autosuffisant. En janvier 2023, le Président Emmerson Mnangagwa a déclaré que Harare avait l’intention d’exporter son blé.
Discuter