Une guerre des États-Unis contre la Chine à venir? Un général US s'y attend

Les commandants des escadres aériennes ont reçu une note du commandant de l'Air Mobility Command qui les exhorte à se préparer… à une guerre contre la Chine. Il s'y attend d'ici deux ans. Le Pentagone, pour sa part, n'a pas soutenu cet appel.
Sputnik
Mike Minihan, général américain, a envoyé le 27 janvier à ses subordonnés une note de service qui prédit que les États-Unis seront en guerre avec la Chine dans deux ans, relate NBC News. L'homme dirige l'Air Mobility Command, l'un des grands commandements de l'US Air Force regroupant la plupart des unités de transport et de ravitaillement en vol.
"J'espère que je me trompe. Mon instinct me dit que je me battrai en 2025", indique la note.
Comme il y aura des élections présidentielles à Taïwan et aux États-Unis en 2024, les États-Unis seront "distraits" et le Président chinois Xi Jinping aura l'occasion d'agir à Taïwan, suppose le militaire.
Il expose ses objectifs de préparation, y compris la construction "d'une équipe de manœuvre de force conjointe fortifiée, prête, intégrée et agile, apte à se battre et à gagner à l'intérieur de la première chaîne d'îles".
S'adressant à tous les commandants des escadres aériennes, il leur ordonne de lui signaler, d'ici le 28 février, les efforts entrepris pour se préparer au combat contre la Chine. M.Minihan les exhorte à accepter certains risques à l'entraînement.

Le Pentagone se distancie

"Ces commentaires ne sont pas représentatifs du point de vue du ministère sur la Chine", a déclaré un responsable du ministère de la Défense cité par le média.
Pour sa part, un porte-parole de l'Air Mobility Command a confirmé vendredi dans un communiqué que la note était bien authentique. Son ordre s'appuie sur les efforts fondamentaux déployés l'année dernière pour préparer les Forces aériennes à un conflit futur, en cas d'échec de la dissuasion, a-t-il expliqué.
La situation autour de Taïwan s'est notamment aggravée après la visite sur l'île début août 2022 de Nancy Pelosi, à l'époque présidente de la Chambre des représentants du Congrès des États-Unis. La Chine, qui considère l'île comme son territoire, a condamné cette visite, y voyant un soutien par Washington du séparatisme taïwanais. Elle y a répondu par des manœuvres d'envergure.
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