L'armée de l'air taïwanaise exhibe ses muscles face aux exercices militaires chinois - vidéo

Taipei a organisé une rare démonstration devant les médias de ses avions de combat F-16V afin que nul doute ne subsiste quant à sa détermination à défendre l’île face aux exercices chinois.
Sputnik
Taïwan a montré ses muscles en réponse aux exercices militaires chinois autour de l'île après la visite au début du mois de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi.
Des journalistes ont été invités mercredi 17 août à la base aérienne de Hualien, sur la côte est de Taïwan, où ils ont assisté à une rare démonstration nocturne des avions à réaction les plus avancés du pays, les F-16V, selon Reuters et d'autres médias.
Les F-16V ont décollé pour des vols de reconnaissance et d'entraînement, et les équipes au sol ont montré comment ils chargeaient les armes, notamment des missiles anti-navires Harpoon fabriqués aux États-Unis, sur les avions de combat.
"Face à la menace des récents exercices militaires des forces communistes chinoises, nous sommes restés vigilants tout en établissant le concept de "champ de bataille partout et d'entraînement à tout moment" (...) pour assurer la sécurité nationale", a déclaré l'armée de l'air taïwanaise dans un communiqué.

Taïwan confiant dans sa capacité de se défendre

Le porte-parole du ministère de la Défense, Sun Li-fang, a déclaré aux journalistes que c'était une bonne occasion pour les forces taïwanaises de perfectionner leurs compétences.
"Les forces de la République de Chine sont confiantes, capables et déterminées à défendre la sécurité de la République de Chine", a-t-il indiqué, en utilisant le nom officiel de Taïwan.
Le F-16V est une version modernisée d'une plateforme d'avions de chasse américains en service depuis les années 1970. Taïwan a déployé son premier escadron de F-16V en novembre dernier après avoir commandé 66 appareils dans le cadre d'un accord avec l'administration de l'ancien Président Donald Trump.

Deuxièmes manœuvres en deux semaines

Le 15 août, la Chine a mené des manœuvres militaires, pour la deuxième fois en deux semaines, en réaction aux visites à Taïwan d’une délégation du Congrès des États-Unis et d’une autre de Nancy Pelosi.
Les exercices devaient "répondre fermement à la collusion taïwano-américaine et devenir son facteur dissuasif", a indiqué le porte-parole de la Défense chinoise, Wu Qian, sur le réseau social WeChat.
Pékin insiste sur le fait que Taïwan fait partie de la Chine et que toute ingérence étrangère y est inadmissible.
Discuter