Les réfugiés se multiplient au Soudan dans le sillage des conflits tribaux

Les populations fuient les troubles dans l’Etat du Nil-Bleu, dans le sud-est du Soudan. Le conflit tribal a déjà fait près de 140.000 réfugiés. Ils sont exposés au risque d’épidémies de choléra et de paludisme dans les régions d’accueil, qui manquent de médicaments et d’équipements médicaux.
Sputnik
Les heurts interethniques qui ont éclaté à la mi-juillet dans le sud du Soudan forcent les populations à fuir. Environ 140.000 réfugiés ont ainsi pris le chemin de l’exil, la plupart se trouvent désormais dans la ville d’Ad-Damazin, chef-lieu de l'Etat du Nil-Bleu, a déclaré à Sputnik le ministre de la Santé de la province, Jamal Nasser al-Seyid.
"Le nombre de réfugiés dans le centre administratif de la province, la ville d'Ad-Damazin, est de 120.000 personnes, ils ont été placés dans huit écoles", a-t-il souligné.
Ce déplacement de population et la promiscuité qui l’accompagne font planer le spectre du choléra et du paludisme sur la région. La province ne dispose pas des médicaments et du matériel médical nécessaire. Des problèmes d’égouts ont déjà été constatés.
Les affrontements tribaux ont débuté début juillet, sur la base de différents fonciers. Les tensions sont notamment montées entre les ethnies Haoussa et Bartis dans l’Etat du Nil-Bleu, frontalier de l’Ethiopie. Les troubles menacent désormais de s’étendre à d’autres provinces. Au 20 juillet, les heurts avaient fait 105 morts et 290 blessés, précise Jamal Nasser.
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