Donbass. Opération russe

Référendums à venir et files d'attente pour la naturalisation dans les ex-territoires ukrainiens

Dans les zones libérées lors de l'opération militaire spéciale, la population s'intéresse de plus en plus à la citoyenneté russe. Un correspondant de Sputnik constate des files d’attente se formant dans les centres de délivrance de passeports qui ont été récemment ouverts. Dans certaines régions, des préparatifs de référendums sont en cours.
Sputnik
La vie paisible s’installe peu à peu dans les ex-territoires ukrainiens libérés lors de l’opération militaire spéciale menée par la Russie. Le processus de retour de la population locale a déjà commencé dans certaines villes.
Ainsi, des centres de citoyenneté russe ont déjà ouvert à Zaporojié, dans le sud du pays, où les demandes ont commencé à être acceptées, après avoir déjà débuté dans la région de Kherson.
De plus, selon un correspondant de Sputnik, les centres concernés délivrent en moyenne 20 à 30 passeports russes par jour dans la ville de Melitopol, dont les rues semblent être animées aujourd’hui.
D’après les citoyens qui se sont rendus sur place, l'obtention d'un passeport russe est un "événement attendu depuis longtemps".

"Nous ne serons pas un deuxième Kosovo"

Une habitante de Melitopol de 80 ans, qui a raconté avoir dû vivre sous des bombardements constants au cours des quatre derniers mois, se réjouit que "la paix soit enfin établie".
En outre, le chef de l’administration civilo-militaire de la région de Zaporojié, Eugène Balitsky, a dit qu’un référendum était prévu au début de l’automne à l’initiative des organisations syndicales et publiques régionales.
Il a même mentionné l’exemple de la situation au Kosovo, qui a proclamé unilatéralement son indépendance en 2008:
"Nous ne serons pas un deuxième Kosovo, où la population n'a pas réussi à exprimer sa volonté. Nous organiserons un référendum équitable et transparent, et nous ferons ce que notre peuple veut".
Malgré cela, il a indiqué que sa région n’avait pas pour objectif de créer une république distincte ou de rejoindre la Crimée.
"Une question simple sera posée aux habitants: veulent-ils faire partie de la Russie ou non?", a-t-il noté en tenant à souligner que "nous resterons Ukrainiens, mais en même temps, nous voulons faire partie de la Russie".

Opération militaire en Ukraine

L’opération militaire russe s'est déclenchée le 24 février, trois jours après que Vladimir Poutine a reconnu l’indépendance des Républiques de Lougansk et de Donetsk, expliquant que l'Ukraine ne respecte pas les accords de Minsk et que la situation dans le Donbass peut être qualifiée de "génocide".
Le Président russe a alors souligné que les plans de Moscou n'incluaient pas l'occupation des territoires ukrainiens, mais la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, ce qui a été confirmé le 25 février par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui a assuré que cela allait permettre aux Ukrainiens de "déterminer librement leur avenir", une fois qu'"ils se seront libérés de leur joug".
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