Elle rentre chez elle et découvre des voleurs en train de siroter de l’alcool

La propriétaire d’une maison en Gironde a eu la mauvaise surprise de découvrir son domicile squatté. Elle y a trouvé des individus qui sirotaient de l’alcool avant qu’ils ne prennent la fuite en dérobant certaines de ses affaires.
Sputnik
Un individu a été condamné à six mois de prison ferme pour introduction dans le domicile d’autrui le 25 février par le tribunal correctionnel de Bordeaux, relate Sud Ouest.
Les faits remontent au 3 novembre dernier. La propriétaire d’une maison de Blanquefort, en Gironde, est rentrée chez elle après une courte absence. Cependant, elle a découvert que son domicile avait été visité. La lumière était allumée et elle a entendu du bruit. Tout à coup, à sa surprise, elle a découvert des individus qui consommaient tranquillement de l’alcool dans le salon après s’être douchés et s’être préparé à manger. La femme les a rapidement mis en fuite.
Selon le quotidien, toutes les pièces de la maison avaient été fouillées, des bijoux et une console de jeux avaient été dérobés.
Se précipitant de quitter les lieux, les voleurs ont laissé derrière eux des mouchoirs et des vêtements. Ces objets ont aidé les enquêteurs, car grâce à l’ADN pris sur une veste les gendarmes ont découvert la trace d’un jeune Algérien, connu sous plusieurs alias.
Sud Ouest précise que cet individu comparaissait le 25 février pour vol devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Confusion de peines

Le prévenu, incarcéré pour une autre affaire de vol et qui était censé sortir de prison le 27 février, a nié tout vol.
«Pour de vrai, je suis parti là-bas avec des amis qui squattaient la maison. J’ai bu avec eux, j’ai pris une douche et je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Mais c’est pas mon squat», a-t-il assuré, cité par le média.
«Un squat ce n’est pas une maison rangée, balayée, avec une cuisine impeccable, a dit au quotidien la vice-procureure Frédérique Martin-Plé. S’il n’a rien à se reprocher, pourquoi prend-il la poudre d’escampette?»
Cette dernière a requis six mois de prison ferme ainsi qu’une interdiction du territoire français pendant cinq ans.
De son côté, citée par le média, l’avocate Anne-Charlotte Moulins a demandé «éventuellement une requalification des faits en introduction dans le domicile d’autrui» et la confusion de peines:
«Il ne conteste pas sa présence dans la maison, mais il est jugé pour vol et il n’y a rien de rien de rien sur les vols dans ce dossier».
Le tribunal a suivi à la lettre les réquisitions et accepté la confusion de peines.
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