Des jeunes femmes "piquées" dans plusieurs discothèques de Nantes

Plusieurs jeunes femmes ont constaté des traces de piqûres sur leur corps et ont été prises en charge par les équipes d’une boîte de nuit de Nantes. Elles pensent avoir été piquées sur la piste de danse. Le parquet de Nantes a lancé un appel à la vigilance.
Sputnik
Dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 février, sept jeunes clientes du Warehouse, célèbre boîte de nuit de l’Île de Nantes, ont été prises en charge par les équipes de l’établissement, rapporte Ouest-France. Elles ont été prises de malaises et ont par la suite constaté la trace d’une piqûre sur une partie de leur corps.
Elles pensent toutes avoir été piquées sur la piste de danse. Elles avaient toutes des ecchymoses sur les bras ou les jambes et un point rouge marquant l’endroit où s’est enfoncée l’aiguille. Sur les réseaux sociaux, plusieurs potentielles victimes disaient avoir eu des maux de tête, des nausées ou des vomissements.
Le procureur de la République de Nantes, Renaud Gaudeul, a signalé à France Bleu que depuis la réouverture des boîtes de nuit le 16 février, une dizaine de jeunes femmes avaient signalé ce type de faits, survenus dans différents établissements de Nantes et des environs.

Le procureur appelle à la vigilance

Renaud Gaudeul dit prendre ces faits "très au sérieux" et invite les clients et les employés des boîtes de nuit à se montrer vigilants.
Il appelle les personnes touchées à se présenter rapidement à la gendarmerie ou au commissariat pour effectuer au plus vite les analyses afin de déterminer si injection il y a eu, et si oui, quel produit a été administré.
"L’analyse est utile seulement si elle est réalisée très rapidement, dans les 24 heures", prévient le procureur.
Une enquête a été ouverte pour "administration de substances nuisibles à la santé" et confiée à la Sûreté départementale.
Le phénomène gagne en ampleur. Tout récemment, une étudiante de Rennes a raconté avoir été agressée par un homme avec une seringue dans la très animée rue Saint-Michel.
La jeune fille a eu de la chance car l’homme a raté sa cible et elle n’a pas eu à subir les effets de la drogue.

Des Angevines piquées à "la drogue du violeur"

France Bleu avait écrit fin décembre dernier que le phénomène avait été recensé dans 14 villes depuis la rentrée.
En novembre, des informations en provenance d’Angers ont fait état d’agresseurs qui utilisaient des seringues pour inoculer à des jeunes femmes du GHB, une substance surnommée "la drogue du violeur".

Le phénomène donne suite à un hashtag

Après le signalement, début octobre, de plusieurs agressions de jeunes femmes dans deux bars d’un quartier étudiant de Bruxelles, le hashtag #Balance ton bar est apparu sur les réseaux sociaux belges avant de franchir la frontière française.
La plupart des témoignages des victimes de piqûres ont été racontés sous ce hashtag.
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