Covid-19

Manifestation anti-pass sanitaire et convois de la liberté à Paris - vidéos

Des manifestations anti-pass sanitaires ont été organisées à Paris et dans d’autres villes de France. Le mouvement des Convois de la liberté devrait aussi aboutir dans la capitale malgré l’interdiction de bloquer les routes. L'action a été marquée par des tensions, la police a fait usage de gaz lacrymogène.
Sputnik
Opposées à la vaccination et aux restrictions sanitaires, de nombreuses personnes se sont mobilisées ce samedi 12 février à Paris.
Des routiers convergent aussi vers la capitale pour se joindre au Convoi de la liberté, bien que la préfecture ait interdit le blocage des voies. De nombreux motards se retrouvent aussi dans les rangs des différents "convois de la liberté".
Plusieurs dizaines de manifestants et de véhicules ont réussi à atteindre le rond-point de l’Étoile et les Champs-Élysées puis essayé d’y bloquer la circulation.

"Nous, on ne sera pas des moutons"

"Depuis trois ans, lors de la manif, les Gilets jaunes, ils sont venus à pied. Et ils se sont fait incendier. Et là, venir avec des véhicules personnels, j'espère quand même qu'ils ont la conscience tranquille: ce sont des biens du peuple, acquis avec ses deniers. Et s'attaquer à des véhicules, c'est plus difficile", a déclaré à Sputnik Augustin, un retraité de 66 ans venu du Loiret.

D'après lui, un rassemblement organisé avec des véhicules a permis aux gens résidant loin de Paris de venir.
L'interlocuteur de Sputnik a dit en plaisantant qu'il allait rester sur les Champs-Élysées jusqu'à ce qu'on enlève son véhicule. Selon lui, certains participants viennent même d'Espagne ou du Portugal.

Tensions sur les Champs-Élysées

Sur les Champs-Élysées, les forces de l'ordre ont plusieurs fois fait usage de gaz lacrymogènes et chargé aléatoirement la foule.
Tout au long de l’après-midi, la police a multiplié les charges.
Vers 19h00, la situation était toujours confuse sur la plus belle avenue du monde, six heures après la tentative des manifestants de s’en emparer.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent aussi une charge de police place d'Italie.
Une personne s'est sentie mal et a perdu connaissance sur les Champs-Élysées. Entourée par les FDO, elle a subi un massage cardiaque par des médecins, pour ensuite être emmenée à l'hôpital.
La préfecture de police a plus tard précisé sur Twitter qu'il s'agissait d'un malaise cardiaque nécessitant un massage, démentant les rumeurs sur un manifestant blessés. Selon la préfecture, cette personne "a accepté un transfert non médicalisé vers un hôpital pour un examen de principe".

Un important dispositif de police

Le dispositif de police est important à Paris. Les forces de l'ordre disposent de nombreux véhicules.
Des dépanneuses ont été dépêchées pour retirer les véhicules de manifestants.
Trois blindés de la police ont été mobilisés près de l’Arc de Triomphe et les forces de l’ordre ont circonscrit les Champs-Élysées, a rapporté un correspondant de Sputnik sur place.
Le 11 février, trois autres véhicules blindés avaient été stationnés près du Petit Palais. De tels équipements spéciaux avaient précédemment été déployés dans les rues de Paris lors des manifestations des Gilets jaunes en décembre 2018.
Tard au soir, la police a commencé à retirer ses blindés des Champs-Élysées.

Une centaine d'interpellations et 500 verbalisations

Dans l'après-midi, la préfecture de police a annoncé sur Twitter que son dispositif avait permis de réaliser 337 verbalisations.
Samedi soir, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a remercié les forces de l'ordre sur le même réseau social et indiqué que 54 personnes avaient été interpellées par les forces de l'ordre.
Mais le bilan total communiqué le 13 février par la préfecture fait état de 513 verbalisation et de 97 interpellations.
Parmi les personnes interpellées se trouve Jérôme Rodrigues, une des figures des Gilets jaunes et soutien des convois anti-mesures sanitaires. Il a été interpellé près de l’Élysée en tant qu’organisateur d’une manifestation interdite par la préfecture, relate Sud-Ouest.
Selon la RATP, la station Charles de Gaulle-Étoile a été fermée au public par mesure de sécurité.
Un convoi de 300 véhicules a été intercepté sur l'A4, avant l'échangeur de Bercy, a annoncé la préfecture de police.
Des manifestations ont été prévues ce samedi 12 février dans de nombreuses villes de France dont notamment Bordeaux, Lille, Dijon, Angers, Lyon, Colmar, Strasbourg, Grenoble, Marseille et Ajaccio.
Facebook a bloqué ce samedi 12 février le groupe "Le convoi de la liberté" qui compte plus de 18.000 membres et a banni certains de ses administrateurs, se justifiant auprès de BFM TV par la commission d’infractions à ses conditions d’utilisation.
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