Affaire Valieva

L’entraîneuse de Kamila Valieva s’exprime pour la première fois sur les accusations de dopage

Alors que la jeune patineuse russe Kamila Valieva se retrouve au cœur d’un scandale de dopage après sa performance aux JO de Pékin, son entraîneuse Eteri Tutberidze assure à la télévision russe qu’elle n’a aucun doute sur l’innocence de l’athlète.
Sputnik
L’agence mondiale antidopage a confirmé vendredi 11 février que la patineuse russe Kamila Valieva a été testée positive à la trimétazidine, un produit interdit. Cela remet en question la médaille d’or obtenue par le comité olympique russe le 7 février à l’épreuve de patinage par équipes des Jeux olympiques de Pékin à laquelle l’athlète de 15 ans a participé, mais aussi sa participation à l’épreuve individuelle le 15 février. Son entraîneuse Eteri Tutberidze affirme ne pas douter de son innocence.
"Nous n'avons en aucun cas abandonné l'athlète, nous sommes avec nos athlètes dans la difficulté comme dans la joie, jusqu'au bout", a-t-elle déclaré vendredi sur la chaîne Pervy Kanal, "je ne sais pas qui décide quoi, mais j'espère que la justice sera rendue d'une manière ou d'une autre".
Selon elle, cette situation peut être une simple coïncidence ou une action planifiée. En effet, l’annonce du résultat positif est d’abord tombée le 8 février, soit le lendemain de la performance de Kamila Valieva, qui a réalisé le premier quadruple saut de l’histoire des Jeux olympiques. Le test concerne un échantillon prélevé le 25 décembre, soit six semaines avant l’épreuve, alors que les résultats doivent normalement être dévoilés au maximum 20 jours après.
Ainsi, en cas de doutes sur le dopage d’une athlète participant aux Jeux olympiques, les résultats auraient dû être connus plus tôt, et elle n’y aurait pas été admise. Pour l’instant, Kamila Valieva est autorisée à poursuivre la compétition dans la capitale chinoise. L’audience devant le Tribunal arbitral du sport aura lieu dimanche 13 février, et la décision du panel sera rendue lundi après-midi.

Enquête

Dans le cadre de cette affaire, l’agence antidopage russe RUSADA a annoncé avoir ouvert une enquête sur le personnel qui entoure l’athlète, dont son entraîneuse, du fait qu’elle est mineure. "Le but de cette enquête est d'identifier toutes les circonstances d'une éventuelle violation des règles antidopage au profit d'une "personne protégée"", indique son communiqué du 11 février.
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