Pourquoi les visites dans les centres de vaccination sont-elles en baisse en France?

Alors que la désactivation du pass vaccinal pèse sur neuf millions de Français d’ici le 15 février, les centres de vaccination sont de plus en plus vides. En cause, l’augmentation du nombre de nouveaux contaminés n’ayant pas besoin d’une troisième dose et un changement de communication face à l’Omicron, explique Europe 1.
Sputnik
La mise en garde d’Olivier Véran, selon lequel au 15 février prochain les Français qui n’ont pas reçu leur dose de rappel pourraient voir leur pass vaccinal désactivé, n’a pas provoqué une affluence massive dans les centres de vaccination.
262.000 personnes ont répondu à l’appel le 25 janvier et 180.000 deux jours plus tard. Pour l’infectiologue Jean-Paul Stalh, cette baisse tient au nombre de contaminations depuis la mi-décembre.

"Dans l'intervalle entre la deuxième dose et le moment de faire ce rappel, la troisième dose, beaucoup de personnes ont été contaminées au Covid-19 et notamment par le variant Omicron. Et forcément, ce n'est plus à l'ordre du jour de les vacciner", a-t-il expliqué sur Europe 1.

Il n’est pas vrai que l’Omicron "n’est pas si grave"

Une autre raison pour laquelle les centres de vaccination sont désertés est, d’après lui, la communication du gouvernement et les discours des médias.
"On est en train de dire qu'en réalité, le variant Omicron, ce n'est pas si grave, que l'épidémie est finie et que tout va bien", a-t-il détaillé à la radio.
Bien que les gens souhaitent l’entendre, "ce n’est pas la vérité".
"Ce qu'il faut dire, c'est que deux doses du vaccin contre l’Omicron, ça ne sert pas à grand-chose. Pour être protégé au maximum, il faut avoir trois doses", insiste Jean-Paul Stalh.

Neuf millions de Français concernés

Au micro de LCI Olivier Véran a déclaré le 25 janvier qu’il restait encore neuf millions de Français dont le pass pourrait ne plus être actif à la date du 15 février s’ils ne recevaient pas d’injection de rappel.
Le délai pour celle-ci passera de sept mois à quatre mois après la dernière piqûre.
Au 30 janvier, 249.448 nouveaux cas ont été recensés en France, dont 95,6% sont liés au variant Omicron.
130.583 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie.
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