Présidentielle française 2022

"Macron a été le Président le plus détesté", selon Nicolas Domenach

Les Français n’ont jamais autant détesté leur Président que pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, estime le journaliste Nicolas Domenach. Il pointe notamment "une forme d’arrogance" chez le chef de l’État.
Sputnik
Sur fond de déception croissante des Français concernant leurs élites, Emmanuel Macron risque d’entrer dans l’histoire comme le Président le plus détesté, estime le journaliste Nicolas Domenach, auteur avec Maurice Szafran de Macron, pourquoi tant de haine?.
"On a suivi beaucoup de Français, on a vu qu’il y avait du rejet, de la détestation, mais pas à ce point-là, il a vraiment été le plus détesté", explique-t-il sur RTL à trois mois de l’élection présidentielle.
Parmi les nombreux déclencheurs de cette attitude figure notamment "une forme d'arrogance, de distance inconstante avec la multiplication de petites phrases chocs" chez l’actuel Présidentde la République, constate M.Domenach:

"Les premières décisions qu’il a prises ont renforcé ce sentiment: la suppression de l’ISF et la baisse des APL. Ces décisions ont marqué son règne et ont fait que les gens modestes se sont sentis méprisés, délaissés et invisibles. C’est cela qui a causé la révolte des Gilets jaunes", détaille le journaliste.

Baisse de la cote de confiance de Macron

Toujours d’après lui, le Président sortant, qui n’a pas encore annoncé son intention de briguer un second mandat, semble avoir conscience de cette haine populaire, qui serait bien différente du sentiment de rejet éprouvé par beaucoup de Français à l’égard de Nicolas Sarkozy ou François Hollande.
Dans le récent baromètre mensuel d’Elabe pour Les Échos, la cote de confiance d’Emmanuel Macron est retombée de 4 points, retrouvant son niveau de décembre 2020 (32%). Fait remarquable, le Président a accusé une nette baisse auprès de son propre électorat (-9 points à 70 % de confiance).
Il reste pourtant en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle avec 25% des voix, devant Marine Le Pen (18%) et Valéri Pécresse (17%).
Discuter