Émeutes au Kazakhstan

Kazakhstan: une situation complexe mais "on ne peut pas parler d’ingérence extérieure"

Un mouvement de protestation d’une ampleur inédite a embrasé le Kazakhstan. Sébastien Cochard, conseiller d’eurodéputés, analyse cette crise au micro de Rachel Marsden.
Sputnik
Des manifestations au Kazakhstan ont soudainement éclaté, au point de pousser Almaty à demander l’aide de Moscou.
Quelles sont les véritables causes de cet embrasement? Doit-on voir derrière ces événements une ingérence étrangère, comme l’affirme le Président kazakh Tokaïev, pour qui les troubles que traverse son pays sont des "agressions extérieures"?
Pour Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller des députés du Parlement européen sur les affaires économiques et de relations internationales, le Kazakhstan a "historiquement toujours été à mi-chemin entre la Russie et l’Occident, à l’inverse d’un pays comme la Biélorussie qui a toujours essayé de profiter de l’antagonisme Est-Ouest":
"Les troubles au Kazakhstan sont liés aux difficultés économiques de la population. Une sorte de rébellion de type Gilets jaunes mais en beaucoup plus violent. Par-dessus, il y a eu une tentative de putsch interne. Il se trouve que l’actuel Président a sévèrement réprimé la rébellion populaire et la tentative de putsch. La situation est donc complexe mais il me semble clair qu’on ne peut pas parler d’ingérence extérieure. C’est le Président légitime du pays qui a fait appel à l’équivalent de l’Otan pour les ex-pays de l’URSS pour éviter un putsch au sein des élites kazakhes. Quelque part, l’affaire est close au Kazakhstan."
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