"Deux cotons tiges dans le pif 24h/24?": le gros coup de gueule de Laurent Ruquier

Laurent Ruquier a crié son ras-le-bol face à une crise sanitaire qui s’éternise, sur France 2. L’animateur a fustigé l’exécutif mais aussi l’omniprésence de certains médecins dans les médias.
Sputnik
Quelques jours après les propos polémiques d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés et les cafouillages de l’Assemblée sur le pass vaccinal, la gestion de la pandémie par l’exécutif divise plus que jamais. Sur France 2, Laurent Ruquier y est allé de son coup de gueule, contre le gouvernement et les autorités médicales.
L’animateur, qui a précisé s’être fait vacciner pour "retrouver [ses] libertés et protéger les plus vulnérables", s’est agacé du maintien des restrictions sanitaires et du brouillard dans lequel semble naviguer l'Élysée.
"J’ai fait toutes mes doses, mais on m’oblige encore à porter un masque dans la rue, j’ai fait toutes mes doses, mais je peux encore être contagieux, j’ai fait toutes mes doses mais je peux quand même me retrouver à l’hôpital […] C’est tout juste si on va pas devoir se balader avec deux coton-tiges dans le pif 24h sur 24!", a-t-il ainsi déclaré sur France 2.
Laurent Ruquier a également critiqué la récente sortie médiatique d'Emmanuel Macron, qui avait déclaré avoir "très envie d’emmerder" les non-vaccinés. Un "sacré changement dans les traditions", a ironisé le présentateur, rappelant que le début d’année est la période des vœux présidentiels, censés être synonymes de rassemblement et non de division.

Des médecins trop médiatiques?

L’ancien animateur d’On n'est pas couché a aussi pointé du doigt l’omniprésence médiatique de certains professionnels de santé, coupables selon lui d’entretenir les peurs voire de débiter n’importe quoi à la télévision.
"Ceux que j’ai vraiment envie d’emmerder, ce sont tous les médecins qui au lieu d’être dans les hôpitaux, sont sur les plateaux depuis deux ans à nous raconter connerie sur connerie. Ce qui continue à m’emmerder, c’est pas le vaccin, c’est cette hystérie collective", s’est ainsi indigné Laurent Ruquier sur France 2.
Cette présence du corps médical sur les plateaux télévision avait déjà fait grincer quelques dents, notamment du côté de certains journalistes. Fin décembre, Gérald Kierzek avait en particulier dénoncé le monopole d’une "aristocratie médicale" sur la parole médiatique, dans un entretien à Gala. Le chroniqueur santé sur TF1 et LCI avait pointé du doigt le fossé grandissant entre les médecins de Paris et ceux de province.
"Regardez qui s'exprime en permanence sur les plateaux de télé en ce moment: les professeurs de Paris. Sur les 250.000 médecins en France, c'est moins de 1% des gens. Ce n'est pas représentatif de la réalité médicale", avait-il ainsi déclaré au magazine.
Même malaise pour Nathalie Saint-Cricq, qui avait critiqué certains "médecins grisés par les médias", dans un passage sur CNews, en mars dernier. La journaliste politique avait souligné que les médias privilégiaient souvent les positions "caricaturales", encourageant inconsciemment certains médecins à "en rajouter".
Pour tenter de freiner ces formes d’emballements médiatiques, certains ont parfois proposé de ne plus communiquer sur les chiffres de la pandémie. Le médecin et animateur Michel Cymes souhaitait notamment mettre la sourdine sur les taux de mortalité, lors de la première vague épidémique.
Les mêmes débats ont ressurgi avec l’arrivée du variant Omicron, cette fois-ci sur l’utilité de relayer le nombre de cas quotidiens, en explosion depuis la fin de l’année.
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