"Fais-toi vacciner ou tu perds ton emploi", l’ultimatum de Citigroup à ses employés confirmé

Citigroup réaffirme à ses employés américains son exigence vaccinale, selon Bloomberg. Il s’agit des mesures sanitaires les plus sévères parmi les grandes banques Outre-Atlantique, mais pas chez les géants de l’économie du pays.
Sputnik
Les employés de la banque Citigroup basés aux États-Unis devront quitter la compagnie à la fin du premier mois de cette nouvelle année s’ils ne sont pas vaccinés d’ici au 14 janvier, relate l’agence Bloomberg.
Ils représentent au total quelque 70.000 personnes, dont plus de 90% seraient vaccinés ou rempliraient les conditions établies, précise le média.
D’après Bloomberg, les autres institutions financières globales de Wall Street ont également mis en place des impératifs anti-Covid, mais l’obligation vaccinale annoncée à ses employés par Citigroup s’avère la plus rigoureuse.
La complexité de sa décision est accentuée par le nombre important de ses succursales et l’aire géographique sur laquelle elles sont implantées à travers les États-Unis, avec tout un éventail régional de règles et de points de vue politiques, ajoute l’agence.
Si à New York, les travailleurs sont soumis à un vaste mandat du secteur privé, dans des États comme la Floride ou le Texas, les autorités se prononcent contre la vaccination obligatoire, explique Bloomberg.

Réaction au décret de Biden

C’est à la fin du mois d’octobre dernier que Citigroup a déclaré son intention de suivre les exigences de la Maison-Blanche.
Il s’agit de l’initiative, d’abord annoncée par Joe Biden en septembre et adoptée début novembre 2021, qui prévoyait l’obligation vaccinale dans les sociétés américaines de plus de 100 personnes, incitant des dizaines de millions de salariés à se faire vacciner contre le Covid-19 avant le 4 janvier 2022 sous peine de devoir se soumettre à des tests très réguliers.
Contesté en justice, ce décret n’est pas encore entré en vigueur.

Obligation de Google

Outre Citigroup avec ses 70.000 employés aux États-Unis, ce sont quelque 150.000 collaborateurs de Google qui doivent choisir entre le vaccin et leur travail.
Un peu avant la fin de l'année, les médias ont relaté que l’entreprise obligeait ses salariés à confirmer leur statut vaccinal avant le 3 décembre ou à demander une exemption pour raisons médicale ou religieuse.
La multinationale a mis en garde les contrevenants, avec une date limite fixée au 18 janvier 2022: ils seront d’abord placés en "congé administratif payé" de 30 jours, puis en "congé personnel non payé" pour une période allant jusqu’à six mois, suivi d’un limogeage possible.
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