Banque de France: l'inflation est à un pic et l'Omicron a un impact limité

L'inflation en France et dans la zone euro est proche d'un pic et la récente flambée des nouveaux cas de Covid-19 aura un impact limité sur l'économie française, estime le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
Sputnik
Comme une grande partie du monde, la France connaît depuis environ un an une nette accélération de la hausse des prix avec la forte reprise économique mondiale à la suite de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19.

L'inflation est "aujourd’hui proche de son pic dans notre pays (décembre montrant un début de stabilisation) et dans la zone euro", a déclaré François Villeroy de Galhau dans ses vœux publiés sur le site de la Banque de France.

"Tout en y étant très attentifs, nous pensons que les difficultés d’approvisionnement et les tensions sur l’énergie devraient progressivement décroître au long de l’année", a-t-il ajouté.
L'Insee a cependant fait état ce mardi d'une stabilisation de l'inflation en décembre par rapport au mois précédent, à un pic de 3,4% sur un an selon des données préliminaires harmonisées aux normes européennes.
Dans ses dernières prévisions trimestrielles publiées en décembre, la Banque de France a dit s'attendre à un pic de l'inflation à environ 3,5% fin 2021 avant une décrue progressive sous 2% à la fin de cette année. Elle a aussi prédit un ralentissement de la croissance du produit intérieur brut de la France à 3,6% en 2022 après un fort rebond de 6,7% l'an dernier.
Depuis la publication de ces prévisions, la France connaît toutefois une puissante nouvelle vague de l'épidémie de Covid-19 avec l'arrivée du variant Omicron du coronavirus, hautement contagieux, ce qui a conduit le gouvernement à décider de nouvelles restrictions sanitaires susceptibles de perturber l'activité de certains secteurs, en particulier les loisirs et le tourisme.

La flambée de nouveaux cas sans grand effet sur l'économie?

François Villeroy de Galhau pense cependant que l'impact économique de cette nouvelle flambée des contaminations sera limité.
"Nous avons appris depuis deux ans que chaque vague sanitaire, aussi sérieuse soit-elle, avait des effets économiques décroissants", déclare le gouverneur de la Banque de France.

"Dans nos prévisions de décembre, nous avons montré que même un scénario défavorable de nouvelles restrictions sanitaires sévères – que nous n’avons pas aujourd’hui - n’empêcherait pas l’économie française de retrouver d’ici l’an prochain la trajectoire de PIB qu’elle aurait eue en l’absence de crise Covid."

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