L'annonce par Jean Castex du pass vaccinal fait réagir

Pour faire face à la cinquième vague de l’épidémie, Jean Castex a annoncé la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal, dont la mise en place sera débattue début janvier au Parlement. Cette mesure ne fait pas l’unanimité. De nombreux politiques, dont Marine Le Pen et Éric Zemmour, dénoncent cette mesure.
Sputnik
À l’issue d’un Conseil de défense sanitaire organisé vendredi dans l’après-midi pour freiner la cinquième vague alimentée par le variant Omicron et pour tenter d'éviter de nouvelles restrictions, le Premier ministre a pris la parole pour annoncer de nouvelles mesures.
Parmi celles-ci figurent notamment l’interdiction des "rassemblements sauvages" le soir du 31 décembre, la réduction du délai pour le rappel du vaccin ramené à quatre mois et le durcissement du pass sanitaire. Cette dernière mesure prévoit sa transformation en pass vaccinal qui ne pourra être délivré qu'avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif. Son introduction sera examinée début janvier au Parlement.
Cette initiative a été soutenue sur Twitter par le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et maire de Nice Christian Estrosi, qui assure la "réclamer depuis plusieurs semaines pour ne pas que les vaccinés payent pour les non vaccinés".
Pourtant, d’autres personnalités politiques sont montées au créneau contre cette mesure.
En déplacement à Mayotte, Marine Le Pen estime que le pass vaccinal conduit à un "plus grand enfermement des Français".
Pour Éric Zemmour, ce durcissement du pass sanitaire vise à "instaurer une lutte des classes vaccinale afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté".
Le président de l'Union populaire républicaine François Asselineau a dénoncé le "mensonge absolu sur le pass vaccinal" demandant à "tous les députés de voter une motion de censure contre le gouvernement Castex".
Le député européen et président du groupe Rassemblement national au Conseil régional de Normandie Nicolas Bay a dénoncé cette mesure "immonde" qui fait de "six millions de nos compatriotes (officiellement) des sous-citoyens".
Le député de l'Essonne et président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan considère qu’il s’agit de "la vaccination obligatoire de fait", appelant les Français à "ne pas laisser passer cette privation de nos libertés fondamentales".

"Jean Castex déclare la guerre aux Français ce soir! Pass vaccinal et trois doses par an (tous les 4 mois désormais) en janvier 2022!", a fustigé sur Twitter le président des Patriotes Florian Philippot, appelant les Français à rejoindre la manifestation prévue ce samedi 18 décembre place du Palais royal à Paris.

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