Vers une "déchéance de citoyenneté" des non-vaccinés? Laurent Alexandre et Mathieu Slama répondent

À l’heure de la 5e vague et de l’arrivée du variant Omicron, la stratégie vaccinale est au cœur des débats. Le gouvernement entend de son côté durcir le ton face aux non-vaccinés. À juste titre? Mathieu Slama et Laurent Alexandre en débattent.
Sputnik
«Je préfère accepter quelques mesures liberticides que d’avoir des centaines de cercueils en plus en France!», s’agace Laurent Alexandre.
Devant nos caméras, le chirurgien urologue échange avec l’analyste politique Mathieu Slama au sujet des dernières mesures prises par le gouvernement pour contrer la 5e vague.

«Le plus important est notre Constitution et notre démocratie. On est en train de jeter tout ça à la poubelle et de normaliser une situation politique répressive, disproportionnée et autoritaire», rétorque Mathieu Slama.

Le 25 novembre dernier, Olivier Véran, ministre de la Santé, annonçait de nouvelles mesures pour faire face à la vague de cas positifs au Covid en France. En particulier à l’égard des non-vaccinés contraints désormais de se faire tester tous les jours pour bénéficier d’un pass sanitaire. De quoi faire écho à la récente décision du gouvernement autrichien de ne confiner que les non-vaccinés. La preuve pour Mathieu Slama d’une «déchéance de citoyenneté» de ceux qui refusent la vaccination, devenus selon lui les boucs émissaires de la crise sanitaire.
Pour le fondateur de Doctissimo, si l’arbitrage entre santé publique et libertés individuelles est complexe, un constat s’impose: la société actuelle «ne supporte plus la mort», à la différence d’il y a cent ans. «Elle n’est donc pas prête à laisser circuler le virus et laisser crever environ 400.000 personnes comme au moment de la grippe espagnole», assène Laurent Alexandre.
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