La Russie lance un satellite militaire, après en avoir détruit un au missile – vidéo

Une semaine après la destruction d’un ancien satellite qui a provoqué la confusion sur l’ISS, la Russie a effectué la mise en orbite d’un nouveau satellite militaire.
Sputnik
Le ministère russe de la Défense a lancé une fusée Soyouz 2.1B depuis le cosmodrome de Plessetsk, situé au nord-ouest de la Russie, afin de placer en orbite un satellite militaire.
"Toutes les opérations de pré-lancement et le lancement de la fusée spatiale Soyouz 2.1B se sont passés normalement", indique le communiqué du ministère.
Le lancement a été effectué à 04H09 heure de Moscou (02H09 heure de Paris). Environ sept heures plus tard, le ministère a annoncé dans un autre communiqué que l’engin avait été mis en orbite et qu’une "connexion télémétrique stable" avait été établie avec lui.
Le satellite a été nommé Cosmos 2552. Les appareils Cosmos regroupent une très grande famille de satellites de catégories variés, militaires principalement.

Un nuage de débris

Il y a une semaine, c’est un satellite de la famille Cosmos qui a provoqué la confusion sur la Station spatiale internationale (ISS).
Le 15 novembre les sept occupants de l’ISS ont été alertés de l’approche d’un nuage de débris. Ils ont appliqué les procédures d’urgence et sont restés cloîtrés pendant deux heures, prêts à se décrocher de la station.
Le lendemain la Russie a indiqué avoir détruit volontairement son ancien satellite Cosmos 1408 à l’occasion d’un tir de missile antisatellite.
D’après les estimations, le nuage de débris va se diluer assez rapidement et, dans six mois, il sera devenu un tore [en forme de bouée] de débris autour de la Terre, a expliqué au Monde Christophe Bonnal, chercheur au Centre national d’études spatiales. Dans quelques années 90 % de ces débris seront retombés, d’après lui.

Satellites militaires français

Quant à la France, sa dernière mise en orbite de satellites militaires a eu lieu le 16 novembre. Le lancement a été effectué par la fusée européenne Vega depuis le centre spatial de Kourou en Guyane.
Les trois satellites militaires de renseignement appartiennent au projet Ceres (Capacité de renseignement électromagnétique spatial), et sont destinés à "caractériser et localiser des émetteurs", avance Arianesapace dans un communiqué.
"La France rejoint aujourd’hui le club très fermé des pays dotés d’une capacité de renseignement électromagnétique depuis l’espace. Pour analyser, décider et agir en toute autonomie", a twitté Florence Parly à cette occasion.
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