Reuters contraint de présenter ses excuses pour un tweet jugé raciste en Chine

L’agence de presse Reuters s’est excusée après avoir utilisé une photo de militaires chinois pour accompagner, sur Twitter, le lien vers un article traitant de l’étude du cerveau du singe.
Sputnik
Le choix maladroit d’une photo d’illustration pour un tweet a fini par pousser l’agence Reuters à présenter ses excuses, des internautes chinois ayant jugé l’image comme étant offensante et raciste.
Jeudi 18 novembre, Reuters a publié un article traitant d’un professeur chinois qui étudiait le fonctionnement du cerveau du singe à des altitudes extrêmes. L’étude en question est menée avec le concours de l’Armée populaire de libération (APL) de la Chine dans l’objectif de développer des médicaments pour prévenir les dommages au cerveau chez les humains, expliquait l’agence.
Or, en partageant l’histoire sur sa page Twitter, Reuters a accompagné le message d’une photo de militaires chinois souriant à l’intérieur d’une chambre à oxygène. Le tweet a suscité une vague de colère en Chine, bien que le Grand Firewall mis en place par les autorités communistes y rende extrêmement difficile l’accès à Twitter.

Tweet supprimé

Le jour suivant, Reuters a supprimé le tweet. Dans un communiqué cité par le quotidien chinois Global Times, l’agence a présenté ses excuses pour son "erreur" et "l’offense qu’elle a causée".
Ce n’est pas la première fois que Reuters connaît des déboires en Chine. En juillet dernier, l’ambassade chinoise à Sri Lanka a critiqué l’agence pour avoir utilisé une photo "laide" et "irrespectueuse" de l’haltérophile Hou Zhihui qui avait remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo:
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