Air France refuse d'embarquer un bébé devant subir une opération urgente

Un bébé prématuré de trois mois, hospitalisé à Nice, devait prendre l'avion pour Paris en urgence afin d’être opéré, mais Air France a refusé de l'embarquer en l’absence de sa carte d'identité. Il a finalement dû gagner la capitale dans une ambulance.
Sputnik
Léon, bébé de trois mois, est né prématurément à Nice et y résidait avec sa famille, originaire des Hauts-de-Seine, depuis l'été. Il ne pesait que 530 grammes à la naissance. Il a tout de suite été hospitalisé, relate Le Parisien.
À Paris, il devait être opéré des yeux en urgence. Mais il n'avait pas encore de carte d'identité. Air France a donc refusé de l'embarquer. Et ce, malgré le fait que ses parents avaient sur eux son extrait d’acte de naissance.
L’hôpital niçois a proposé de transporter le nourrisson en ambulance. Le trajet, réalisé le 8 novembre, a pris environ 10 heures.
Contacté par le quotidien, Air France a dit "comprendre l'émotion de la famille" mais a assuré devoir "avoir une vigilance particulière quand un enfant voyage seul". Selon le service presse, le rapatriement était toujours prévu mardi lorsque la compagnie a appris le départ du bébé en ambulance.

Les parents s'expriment

Invités sur le plateau de France 5 le 11 novembre, les parents de Léon ont dit comprendre les motivations de la compagnie aérienne, pour laquelle une telle situation est compliquée "d'un point de vue strictement réglementaire". Ils ont expliqué que pour eux, "l'acte de naissance est une preuve de l'État", car "la sécurité sociale est au courant, la mutuelle est au courant, la CAF est au courant". Donc, a souligné la mère, "face à l'urgence, l'acte aurait dû suffire".
"On veut agir afin qu’il y ait plus de souplesse pour les prochains parents qui auraient à vivre ça", a expliqué le père au Parisien.

Les règles

Comme le précise le site officiel de l'administration française, "la compagnie aérienne vérifie l'identité de chaque voyageur, majeur comme mineur". Le passager doit donc présenter soit sa carte nationale d'identité, soit son passeport.
Ainsi que l'a noté la mère dans son entretien avec France 5, "comme son pronostic vital était engagé dès le premier mois de sa vie, on n'a pas pensé à faire venir un photographe privé pour le prendre en photo dans sa couveuse".
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