Une rave party interdite rassemble 3.000 personnes dans le Loiret, un gendarme blessé

Interdite par la préfecture, une fête musicale a réuni 3.000 personnes dans la nuit du 30 au 31 octobre dans le Loiret. La gendarmerie est intervenue pour encadrer les évacuations qui se sont déroulées "dans le calme", avant de dégénérer. Lorsque les militaires se sont opposés à l’arrivée des participants sur les lieux, l’un d’eux a été blessé.
Sputnik
Réunissant environ 3.000 personnes en plein air, une rave party a été organisée près de Montargis, dans le Loiret, malgré l’interdiction des autorités locales.
La fête a débuté dans la nuit du 30 au 31 octobre à Ouzouer-sur-Trézée, a déclaré la République du Centre. La gendarmerie a mis en œuvre des contrôles et barrages routiers aux abords du site et de la commune du Giennois située à proximité.
La soirée s’est déroulée sans autorisation de la préfecture. Encadrées par les forces de l’ordre, les évacuations ont été lancées dans la matinée, a rapporté Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie, auprès de BFM TV.
Les participants ont été invités à doucement quitter les lieux. "Aucune nasse" n’a été constatée, a ajouté la porte-parole, les évacuations se tenant "dans le calme".
Les forces de l’ordre ont déployé des forces terrestres, nautiques et aériennes pour "pour assurer la sécurité des participants". En effet, deux personnes ont été repêchées dans l’Oust et deux autres individus ont été retrouvés sur les voies ferrées, a-t-elle précisé.
Quelques heures plus tard, la République du Centre a fait état d’une "situation tendue", en se référant au commandant des opérations pour la gendarmerie. Un militaire avait été blessé à la tête par un jet de projectile, au moment où les forces de l’ordre cherchaient à empêcher l’entrée des participants sur les lieux. Une personne a été interpellée.

Renforcement des sanctions?

Ces dernières années, le dialogue entre les organisateurs de rave party et les autorités locales s’aggrave, pointe la chaîne de télévision. Ainsi, les fêtes se tiennent souvent de manière sauvage.
Une loi visant à renforcer l’encadrement des rave party a été adoptée par le Sénat en 2019, bien avant le début de la crise sanitaire. Cependant, elle n’est pas encore passée devant l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel. Cette loi prévoit d’infliger aux organisateurs d’un rassemblement sans déclaration préalable à la préfecture une amende de 3.750 euros et de condamner à une peine de travail d’intérêt général.
Dans le contexte de la crise sanitaire, la situation semble s’aggraver, compte tenu de l’obligation de présenter son code QR dans de nombreux lieux publics, une mesure sanitaire qui ne peut pas être pleinement assurée lors des fêtes sauvages.
Discuter