Assange extradé vers les USA? "Nous, le pays des droits de l’homme, restons sans voix!"

L’audience a pris fin le 28 octobre mais le verdict sur l’extradition vers les États-Unis du lanceur d’alerte n’est attendu que dans quelques semaines. Stéphanie Gibaud, proche de Julian Assange, alerte sur le sort infernal du fondateur de Wikileaks.
Sputnik
Si Julian Assange était remis aux États-Unis, il risquerait de mettre fin à ses jours. Les avocats du lanceur d'alerte ont été très clairs sur ce point face aux juges de la Haute Cour de Londres. Les magistrats britanniques doivent statuer sur l’extradition de l’Australien de 50 ans, qui risque 175 ans de prison au pays de l’Oncle Sam. Et ce pour avoir rendu publics des centaines de milliers de documents classifiés accablant des institutions et responsables américains.
Le fondateur de Wikileaks croupit dans la prison de haute sécurité de Belmarsh où il est détenu depuis deux ans et demi. Selon la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, l’enjeu de ce procès, c’est "la survie de nos démocraties".
Elle est auteur de La traque des lanceurs d’alerte (Ed. Max Milo) préfacé par Julian Assange même. Selon elle, ce dernier est un "prisonnier politique" qui vit une situation "dramatique" dans le "silence assourdissant" des élites politico-médiatiques en Occident. "Nous, le pays des droits de l’homme, restons sans voix!"
La première demande d’asile politique du fondateur de Wikileaks avait été refusée en 2015 par François Hollande. Car n’étant pas en "danger immédiat", s’était justifié difficilement l’Élysée. "Au nom de mon pays, j’ai vraiment honte!", clame Stéphanie Gibaud.
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