Un "tweet malencontreux": quand la préfecture du Cher se mêle de la présidentielle et du Congrès LR

Le compte Twitter de la préfecture du Cher a publié, par erreur, un commentaire à un article de RTL sur les chances de Michel Barnier à l’élection présidentielle, suscitant de nombreuses réactions. La publication a été supprimée au bout de quelques minutes.
Sputnik
Mardi 26 octobre, le compte Twitter officiel de la préfecture du Cher publiait un curieux message, relayant un article de RTL intitulé "Michel Barnier pourrait-il créer la surprise?". "Spoiler: non", commente-t-il. Une erreur sans doute due à un responsable communication de la préfecture qui aurait confondu le compte professionnel avec son compte personnel. Il aura fallu plus de 30 minutes pour qu’il se rende compte de sa gaffe, selon LCI.
Assez de temps pour que la publication soit relayée et commentée sur le réseau social, notamment par des journalistes, entre moqueries et indignations. La préfecture a supprimé le message, affirmant qu’il s’agissait d’un "tweet malencontreux" provenant d’une "erreur individuelle". Cela "n’engage évidemment en rien la parole des services de l’État", ajoute-t-elle.
Joint par le média local La Montagne, le préfet du Cher, Jean-Christophe Bouvier, précise qu’il se trouvait en congé au moment des faits.
"Nous engageons une procédure pour vérifier tous les circuits d'utilisation du compte et faire en sorte que cela ne se renouvelle pas", assure-t-il.
Michel Barnier n’a pas réagi à l’incident.
Quelles chances au congrès?
Parmi les candidats à l’investiture des Républicains (LR), M.Barnier est donné troisième dans les sondages derrière Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. La désignation d’un candidat au congrès du parti le 4 décembre se fera toutefois par les militants LR et non par l’ensemble des Français. À ce jeu-là, Michel Barnier pourrait tirer son épingle du jeu, affirme RTL.
L’ancien négociateur du Brexit tirerait notamment avantage de sa fidélité au parti, contrairement à ses deux principaux concurrents qui avaient annoncé en grande pompe leur départ il y a des années avant de le réintégrer tout récemment pour le congrès. Pourtant, comme le révélait Franceinfo le 21 octobre, il avait manqué de mettre à jour sa cotisation entre 2018 et 2019.
Pire encore, il aurait tenté secrètement de rejoindre La République en marche (LREM) en 2019 pour les élections européennes, cherchant à être tête de liste.
"Il aurait aimé être le candidat de Macron à la présidence de la Commission européenne", a confié au média un haut cadre du parti présidentiel.
Le candidat avait réagi sur France Bleu Alsace, dénonçant une "petite polémique" qui "prouve la nervosité d’un certain nombre de gens" et réaffirmant sa loyauté envers Les Républicains.
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