Présidentielle française 2022

"Zemmour ce n'est pas de Gaulle, c'est à peine sa rature", tacle Estrosi

"Lorsque j'entends Éric Zemmour se réclamer [de de Gaulle, ndlr] et affirmer qu'il reconstruit le RPR, je ne ris plus. C'est l'indignation qui me submerge", écrit l'édile niçois dans une tribune au Journal du dimanche.
Sputnik
Le maire (ex-LR) de Nice Christian Estrosi appelle la droite, dans une tribune au Journal du dimanche (JDD), à "combattre de toutes ses forces" l'éditorialiste. Selon lui, Éric "Zemmour ce n'est pas de Gaulle, c'est à peine sa rature".
Face à l'émergence médiatique de "cette version de l'extrême droite corrigée des variations saisonnières", Christian Estrosi estime que "c'eut été à la droite, dont il entend siphonner les électeurs, de mener la riposte".
Mais "elle a hélas déserté ce combat", regrette-t-il.

"Lorsque j'entends Éric Zemmour se réclamer [de de Gaulle, ndlr] et affirmer qu'il reconstruit le RPR, je ne ris plus. C'est l'indignation qui me submerge", écrit l'édile niçois.

Pour l'instant pas candidat déclaré à la présidentielle, mais donné par les sondages au coude-à-coude avec Marine Le Pen pour disputer le second tour, "Éric Zemmour prétend que Pétain a sauvé les juifs de France. Honte à lui", poursuit Chistian Estrosi.
"Éric Zemmour plaide pour la confusion des droites et certains, au sein de mon ancienne famille politique, pactisent avec cette folie. Il n'y a pas de continuum entre la droite républicaine et l'extrême droite, il y a une irréversible différence de nature", affirme le fondateur du mouvement "La France audacieuse".

"Il est le partisan d'une nationalité racialisée, rejetant de la communauté nationale quiconque n'aurait pas la peau suffisamment blanche. La droite, si elle avait un tant soit peu de courage, aurait pu et dû rappeler l'attachement des dirigeants du RPR puis de l'UMP au droit du sol", argue M.Estrosi.

"Gaullistes, il ne nous faut pas simplement affirmer que nous n'avons rien à voir avec lui, ni avec ses anathèmes, c'est trop peu", juge celui qui a quitté Les Républicains en mai dernier. "Il faut les combattre de toutes nos forces, au nom du passé, au nom de l'avenir".
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