Le caporal Blasco avait de "magnifiques faits d’armes à son actif" selon un ex-commando marine

Tué le 24 septembre, le caporal-chef Maxime Blasco est le 52e soldat français à tomber au Sahel depuis 2013. Une perte qui secoue tous les militaires. Notamment l’ex-commando marine, Louis Saillans. Entretien vidéo.
Sputnik
"De fer et d’acier." La devise du "7", le 7e Bataillon de chasseurs alpins, a durement été éprouvée au Mali. Tireur d’élite, bardé d’honneurs pour ses nombreuses preuves d’héroïsme, le caporal-chef Maxime Blasco est mort le 24 septembre, tué par un djihadiste embusqué. Trois mois après avoir reçu la médaille militaire des mains d’Emmanuel Macron, le commando de montagne a succombé aux blessures reçues lors d'une opération contre un groupe armé terroriste.
Très touché par le décès de son "frère d’armes", Louis Saillans, commando marine (2011-2021) a tenu à lui rendre hommage. Sur Sputnik, il évoque son sentiment "désagréable" face à la perte "douloureuse" de "quelqu’un de bien", qui avait de "magnifiques faits d’armes à son actif".
C’est dans une "zone boisée et dense" qu'un "tireur embusqué" a mitraillé la trentaine de commandos déployés au sol. Parmi eux, le caporal Blasco, relate le porte-parole de l'armée. Un "engagement à courte distance" face à l’ennemi qu’a lui aussi affronté Saillans "à de multiples reprises". C’est dans ces circonstances que"les soldats français sont le plus vulnérables", rapporte-t-il. En effet, "la technologie aide très peu dans ces situations". Surtout en plein jour.
"On s’en sort toujours à pas grand-chose. Survivre à ces situations tient parfois à peu de choses."
Louis Saillans
Commando marine (2011-2021), auteur de "Chef de Guerre" (Ed. Mareuil)
Louis Saillans, lui, s’en est sorti. Après dix années passées dans les rangs, le militaire a définitivement quitté l’institution militaire cet été.
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