L'Australie rompt le méga-contrat de sous-marins avec la France

La France face à une guerre d’information dans l’affaire des sous-marins

Le contrat de vente des sous-marins français à l’Australie n’est pas une transaction commerciale comme les autres, explique Marc German, expert en intelligence compétitive, au micro de Rachel Marsden.
Sputnik
Si les Australiens ont exclu la France au profit des États-Unis en annulant l’accord français de vente des sous-marins de Naval Group, l’histoire est probablement plus complexe.
En effet, "la première grande surprise à propos de ce contrat est que la France ait pu le signer en 2016", explique Marc German, spécialiste en intelligence compétitive et industrie de la défense.
"Dès la signature, une guerre informationnelle a été mise en place. Chaque année, des articles dans la presse remettaient en cause la probité du choix australien sur le choix des sous-marins français. Dans le cadre de ces gros contrats, il y a toujours une guerre d’information pour gagner la guerre d’influence, les uns voulant acquérir la plus grosse part du contrat et les autres voulant préserver leur savoir-faire."
Quand il s’agit de contrat de défense, tout un écosystème vient avec. Peut-on imaginer que d’autres influences viennent des services de renseignement?
"Le service de renseignement est là pour livrer du renseignement pour que l’échelon politique puisse prendre une décision. À partir du moment où un contrat traîne un peu en longueur, que des zones d’ombre apparaissent, qu’il y a des oppositions, ce sont des brèches dans lesquelles peuvent s’engouffrer d’autres États pour renverser la donne."
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