La fonte des glaces bat de nouveaux records en Arctique

La hausse des températures de la mer fait fondre la banquise arctique à un rythme sans précédent, provoquant des changements météorologiques, selon le rapport de 120 scientifiques de plus de 30 institutions européennes. Un problème qui inquiète le monde, dont l’Europe qui veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici 2030.
Sputnik
La fonte des glaces dans l'Arctique a atteint des niveaux record au cours des deux dernières années, alerte un rapport annuel sur l’état des océans, préparé par 120 scientifiques de plus de 30 institutions européennes et publié le 22 septembre dans le Journal of Operational Oceanography.
Depuis 1979, les niveaux de glace enregistrés en Arctique par décennie ont baissé en moyenne de 13%. Le réchauffement de l'océan Arctique contribue à environ 4% du réchauffement global des océans.
Une réduction de près de 90% de l'épaisseur moyenne de la glace de mer a été observée dans la mer de Barents (petite partie de l'Arctique), ce qui a entraîné une diminution des importations de glace de mer en provenance du bassin polaire.
Dans la mer Méditerranée, il y a eu quatre inondations record consécutives à Venise en novembre 2019 lorsque le niveau de l'eau a atteint 1,89 mètre et la hauteur des vagues a été supérieure à la moyenne dans le sud de la Méditerranée.
À l'échelle mondiale, les températures moyennes de la mer ont augmenté de 0,015 degré Celsius par an de 1993 à 2019, quand les niveaux d'oxygène dans la mer Noire ont chuté de -0,16 mol/m2/an de 1955 à 2019.

"Le changement climatique, la pollution et la surexploitation ont exercé des pressions sans précédent sur l'océan nécessitant le besoin urgent de mesures durables de gouvernance, d'adaptation et de gestion afin de garantir les différents rôles de soutien de la vie que l'océan offre pour le bien-être humain", indique au site EurekAlert! Karina von Schuckmann, coauteure du rapport.

La mise en garde de l'Onu

Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a également sonné l’alarme le 17 septembre, avertissant que selon un rapport de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, "le monde est sur un chemin catastrophique vers +2,7°C de réchauffement".
Cette prévision porte un coup aux objectifs fixés dans l'Accord de Paris sur le climat qui prévoit que d'ici 2030 la température moyenne sur Terre augmentera de 1,5 degré par rapport à la période préindustrielle si les pays prennent un certain nombre de mesures.

"Cela rompt la promesse faite il y a six ans de poursuivre l'objectif de 1,5 degré Celsius de l'Accord de Paris. Le non-respect de cet objectif se mesurera par la perte massive de vies et de moyens de subsistance", note Antonio Guterres dans un communiqué.

Une mesure prise par l’Europe

Pour contrer ce problème, le Parlement européen et le Conseil ont adopté en juin 2021 la loi sur le climat, une mesure importante dans la mise en œuvre du Pacte vert pour l’Europe.
Cette loi prévoit l’engagement de l’UE à atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 et l’objectif intermédiaire consistant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990.
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