Damas plongée dans le noir suite à une explosion au sud de la capitale

L’ensemble de la capitale syrienne a été privé de courant suite à une «attaque terroriste» contre un gazoduc alimentant deux centrales électriques, a rapporté l’agence de presse Sana. La panne a pourtant été vite réparée.
Sputnik
Un acte de sabotage visant un gazoduc au sud de Damas a provoqué vendredi 17 septembre un black-out dans la capitale syrienne, a annoncé le ministre de l’Électricité, Ghassan al-Zamel.
Dans un entretien accordé à l’agence de presse officielle Sana, il a fait savoir qu’une «attaque terroriste» impliquant des engins explosifs avait visé le pipeline alimentant les centrales électriques de Tichrine et Deir Ali.
Cette dernière assure plus de 50% des besoins énergétiques de la Syrie. D’après M.Zamel, les travaux de réparation ont été vite achevés sur le gazoduc endommagé, ce qui a permis le retour de l’électricité dans tous les gouvernorats du pays.
Plus tard, l'agence Reuters a rapporté que l'attaque contre le gazoduc avait été revendiquée par les djihadistes de Daech*.

Crise humanitaire en Syrie

Après plus d’une décennie de guerre, la Syrie est en proie à d’importantes difficultés humanitaires. Plus tôt dans la semaine, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Martin Griffiths, a averti que le pays restait pris «dans une spirale descendante».
Selon les évaluations de l’Onu, près de 13,4 millions de personnes à travers la contrée ont besoin d'une aide humanitaire, soit 21% de plus qu’en 2020 et la proportion la plus élevée depuis 2017. Or, «la réalité vécue est encore plus désastreuse que les chiffres ne peuvent le décrire», souligne M.Griffiths.
Outre les destructions majeures, le conflit en Syrie a fait environ 500.000 morts et déplacé des millions de personnes depuis le déclenchement des hostilités en 2011.
* Organisation terroriste interdite en Russie
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