Plusieurs ex-policiers rouennais devant la justice pour des propos racistes sur WhatsApp

Des messages racistes dans un groupe de discussion WhatsApp ont valu renvois et révocations à plusieurs policiers rouennais, qui risquent en plus une amende, selon France Bleu.
Sputnik
Cinq ex-policiers, chargés à l’époque de la garde au palais de Justice de Rouen, comparaissent ce vendredi 3 septembre devant le tribunal de police d’Évreux pour avoir échangé des propos racistes visant l’un de leurs collègues, rapporte France Bleu.
Les intéressés ont été mis en cause en décembre 2019 à la suite d’une plainte déposée par un policier noir qui avait découvert des messages racistes le concernant dans un groupe de discussion WhatsApp.
Début juin, Arte Radio et Mediapart ont diffusé les discussions des policiers, soit une centaine de messages teintés aussi bien de racisme que d’antisémitisme, de sexisme et d’homophobie à l’encontre de prévenus. En septembre, trois des agents, gardiens de la paix, ont été révoqués et deux autres, adjoints de sécurité, renvoyés.

Une amende à la clé?

Désormais, les cinq ex-policiers doivent répondre devant la justice pénale d’injures et diffamation à caractère racial. Or, ils ne risquent qu’une amende car leurs échanges sont restés privés. Leur collègue, grâce à qui a éclaté l’affaire, évolue depuis cet été dans un autre service.
Il y a un an, dans le contexte des manifestations contre les violences policières et le racisme qui mobilisaient des milliers de personnes en France, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, déclarait vouloir «une tolérance zéro contre le racisme chez les forces de l’ordre».
Il avait également annoncé avoir ordonné aux directions de la gendarmerie et de la police nationale «qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste».
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