L’afficheur Michel-Ange Flori provoque une nouvelle fois Macron – photo

Pour la quatrième fois depuis juillet, Michel-Ange Flori s’en prend à Emmanuel Macron via ses panneaux publicitaires. Cette fois, il critique le chef de l’État concernant la vaccination des mineurs.
Sputnik
«Macron n’a pas d’enfants, il veut piquer les nôtres»: indique la dernière «œuvre» de Michel-Ange Flori, le désormais célèbre afficheur varois. Cet opposant notoire à la politique sanitaire du gouvernement semble cette fois craindre les injections anti-Covid destinées aux enfants de moins de 12 ans, potentielle future étape de la campagne vaccinale.
Les 12-17 ans peuvent déjà se faire vacciner depuis le 15 juin, avec des points de vaccination disponibles dans les établissements scolaires dès la rentrée. Le pass sanitaire leur sera nécessaire, dans les mêmes conditions que leurs aînés, dès le 30 septembre. S’il n’est pourtant pas encore question du pass pour les moins de 12 ans, la question de leur vaccination est déjà évoquée dans certains médias.
Dans La Dépêche du Midi, trois spécialistes soulignent la priorité de vacciner les adultes, alors que les effets des vaccins sur les tranches d’âge inférieures sont encore en cours d’étude. «Si tous les adultes sont vaccinés, le virus ira dans les populations non vaccinées majoritairement», pointe le pédiatre Robert Cohen au micro de Franceinfo.
À noter que le 16 août, 14.000 enfants avaient déjà reçu au moins une injection en France car considérés comme «fragiles», selon Le Figaro.

Long historique

Pour rappel, Michel-Ange Flori, propriétaire de 400 panneaux publicitaires dans le Var, avait déjà créé la polémique en juillet en représentant Emmanuel Macron en Adolf Hitler, accompagné de la phrase «Obéis, fais-toi vacciner». Cette affiche lui avait valu une plainte de la part du chef de l’État, suite à laquelle une enquête avait été ouverte pour «injure publique».
Cela ne l’a pas empêché, le 3 août, de représenter le Président en monarque surnommé «Macon 1er», puis de le comparer la semaine suivante au maréchal Pétain en prévenant qu’«il n’y a qu’un pass à franchir», sur fond de code QR.
En mai 2019, il avait déjà été condamné à verser 30.000 euros à BFM TV, pour avoir utilisé le logo de la chaîne sur une affiche adressée aux Gilets jaunes. Il a depuis lors régulièrement commenté l’actualité au moyen de ses panneaux, se posant en défenseur de la liberté d’expression.
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