Israël coupe le financement du Hamas grâce à une saisie… de barres chocolatées

Pour Tsahal, aucune marchandise n’est anodine. Ainsi, une importante cargaison de barres chocolatées a été saisie à la frontière égyptienne car elle était destinée à financer la branche armée du Hamas, selon le ministère de la Défense.
Sputnik
Une cargaison de 23 tonnes de barres chocolatées à destination de Gaza a été confisquée par Israël à sa frontière avec l'Égypte. Elles auraient appartenu à un réseau finançant les opérations militaires du Hamas, selon le ministère de la Défense, relate le Jerusalem Post.
Les autorités fiscales ont intercepté cette livraison alors qu’elle entrait en Israël depuis l’Égypte via le poste-frontière de Nitzana pour être expédiée à Gaza. Les sucreries étaient apparemment importées vers cette enclave par deux sociétés servant d’écran au Hamas. Ces firmes, Al-Mutahidun et Arab al-Sin, ont été désignées comme des organisations terroristes par l'Autorité israélienne d'interdiction du blanchiment d'argent et du financement du terrorisme. Leurs ventes aideraient à financer la branche armée du Hamas.

Le conflit continue

Le Hamas «consolide ses forces militaires au lieu de s’occuper des résidents de la Bande (de Gaza) qui croulent sous le fardeau économique», a déclaré le ministre israélien de la Défense Benny Gantz dans un communiqué cité par le quotidien. «Nous continuerons de réprimer le financement du terrorisme sous toutes ses formes», a-t-il ajouté.
Cette confiscation survient dans un contexte de hausse des tensions à la frontière entre Israël et Gaza. Ainsi, l'armée israélienne a annoncé lundi avoir intercepté une roquette tirée depuis la zone, première attaque de ce type depuis la trêve conclue à l'issue de 11 jours de combats transfrontaliers au mois de mai.
Une autre roquette serait retombée sur la bande de Gaza, précise le Times of Israel. Ces tirs ont été précédés de menaces répétées venant ces derniers mois de groupes terroristes palestiniens, ajoute le quotidien.

Des victimes parmi les civils

Fin juillet, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé tant Israël que le mouvement palestinien du Hamas, au pouvoir à Gaza, de «crimes de guerre présumés» lors de ces affrontements dans et à partir de la bande.
Lors de cette guerre qui a duré du 10 au 21 mai entre le Hamas et l'armée israélienne, 260 Palestiniens, dont des enfants et des combattants, et 13 Israéliens, dont un soldat, un enfant et une adolescente ont été tués, selon l’ONG.
Des incidents sporadiques incluant des lancers de ballons incendiaires depuis Gaza et des frappes aériennes israéliennes en représailles ont eu lieu depuis l'entrée en vigueur, le 21 mai, d'un cessez-le-feu ayant mis fin à cette guerre éclair.
 
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