Le renseignement belge met en garde contre les smartphones chinois

Dans le sillage des Pays-Bas et des États-Unis, les services de renseignement belges ont attiré l’attention des consommateurs sur la menace d’espionnage émanant des appareils fabriqués par plusieurs géants chinois de l’électronique.
Sputnik

Évoquant «une interaction profonde» entre les groupes Xiaomi, Oppo, OnePlus et l’État chinois, les services de renseignement belges plaident pour la vigilance à l’égard des smartphones fabriqués par ces entreprises, rapporte le quotidien L’Écho.

La Sûreté de l’État souhaite ainsi attirer l’attention des consommateurs sur la menace potentielle d’espionnage présentée par ces appareils, bien qu’aucun cas n’ait toujours pu être identifié, explique sa porte-parole, Ingrid Van Daele.

Elle souligne que la législation chinoise sur le renseignement national «oblige toutes les sociétés chinoises à collaborer avec les services de renseignement» et rappelle que d’autres pays, tels que les Pays-Bas ou les États-Unis, ont «exprimé leurs inquiétudes par rapport aux entreprises de télécoms chinoises et aux risques en matière de respect de la vie privée et de sécurité nationale».

Marques de plus en plus populaires en Belgique

En réponse à ces déclarations, le porte-parole belge d’Oppo, Dries Cludts, a assuré que son entreprise «travaillait en conformité avec toutes les lois et réglementations locales» dans plus de 40 pays et régions du monde où elle était présente. Pour leur part, OnePlus et Xiaomi n’ont pour le moment pas réagi.

L’Écho constate que de plus en plus de Belges possèdent un smartphone de marque Xiaomi, Oppo ou OnePlus, «en particulier depuis que l’autre fabricant chinois, Huawei, ne peut plus utiliser le système d’exploitation Android de Google à cause des sanctions américaines».

Fin 2020, Xiaomi serait même devenue la troisième plus grande marque de smartphones en Belgique, devançant Samsung et Apple, indique le journal.

Xiaomi, deuxième vendeur mondial de smartphones

Selon les récentes évaluations du cabinet d’analyse Canalys, le géant chinois de l’électronique Xiaomi était désormais le deuxième vendeur mondial de smartphones, derrière le sud-coréen Samsung et devant l’américain Apple.

Ainsi, Xiaomi détenait d’après ces calculs 17% du marché mondial des smartphones, alors que Samsung dominait le classement avec 19%. Deux autres groupes chinois, Vivo et Oppo, complétaient le top 5 avec 10% des parts du marché pour chacun.

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